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Burkina Faso

Burkina: les derniers détails du plan de transition en discussion

Le leader de l'opposition Zéphirin Diabré (à gauche) et Roch Marc Christian Kaboré, ancien président de l'Assemblée nationale (au centre) lors de la réunion du 8 novembre 2014  pour élaborer le projet de charte de transition.
Le leader de l'opposition Zéphirin Diabré (à gauche) et Roch Marc Christian Kaboré, ancien président de l'Assemblée nationale (au centre) lors de la réunion du 8 novembre 2014 pour élaborer le projet de charte de transition. ISSOUF SANOGO / AFP

Les discussions se poursuivent ce jeudi à Ouagadougou entre le pouvoir militaire, l'opposition et la société civile sur la charte de transition. Si le lieutenant-colonel Zida assure qu'un accord a été trouvé sur les institutions, d’autres expliquent que tout n'est pas encore réglé.

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Les représentants de la société civile, des religieux et de l’opposition politique sont rassemblés à huis clos dans le centre de Ouagadougou pour faire un bilan et débattre des dernières tractations de la journée. Les informations qui s’échangent au compte-goutte sont contradictoires. Alors que certains leaders de la classe politique envoient aux journalistes des SMS très clairs affirmant que tout est bouclé, les responsables des négociations sont bien moins affirmatifs. Ils rapportent que les discussions sur des points précis sont toujours en cours.

En début d’après-midi, le lieutenant-colonel Zida, qui tient les rênes du pays, a reçu quelques médias, dont l’AFP, dans son quartier général. Il a indiqué que « l’armée [était] d’accord avec la charte de transition ». « Nous sommes parvenus à un accord sur l’architecture des organes de cette transition. Maintenant, nous sommes en train de discuter de qui mettre à quelle place », a-t-il confié.

Concrètement, il y aurait des discussions sur l’article 8, qui précise le mode de nomination du futur président de cette transition et sur son appartenance. Un alinéa de la charte qui empêcherait un membre de la classe politique de se présenter pourrait ainsi sauter. Si ce point était accepté, la contrepartie serait qu’un membre de l’armée obtienne le poste de Premier ministre. Un diplomate occidental a confirmé ce soir que cette possibilité était au cœur des dernières tractations, mais que rien n’était joué. Des informations à prendre donc avec des pincettes. Tout le monde attend les conclusions de cette réunion, des précisions et des éclaircissements sur des points cruciaux pour l’avenir du Burkina Faso.

Dans l'attente d'un nouveau gouvernement au Burkina Faso, le Fonds monétaire international annonce ce jeudi soir le gel de son aide à Ouagadougou. Elle porte sur près de 42 millions de dollars sur trois ans.

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