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États-Unis

Procès en destitution de Donald Trump: le calme avant la tempête

Le président américain Donald Trump et sa femme à leur arrivée en Floride, où ils passent le week-end, le 17 janvier 2020.
Le président américain Donald Trump et sa femme à leur arrivée en Floride, où ils passent le week-end, le 17 janvier 2020. REUTERS/Kevin Lamarque

Si lundi est un jour férié aux États-Unis, tous les élus se préparent activement à aborder la journée historique du mardi 21 janvier, où doit s’ouvrir le procès en destitution de Donald Trump au Sénat.

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Avec notre correspondante à Washington,Anne Corpet

Le président est furieux de devoir affronter un procès en destitution. Il l’a fait savoir en lettres capitales sur Twitter, mais il affiche un optimiste sans faille : « Le procès va être rapidement mené et chacun sait qu’il n’aboutira à rien », a-t-il assuré. Donald Trump passe le week-end dans sa résidence de Floride, avant de s’envoler lundi pour la Suisse où il va participer au Forum économique de Davos.

Pour le défendre devant le Sénat, le président a fait appel à l’ex-procureur Kenneth Starr. Celui-ci connaît bien la procédure : c’est lui qui avait accablé Bill Clinton dans le cadre de l’affaire Monica Lewinsky. À ses côtés figurera notamment le célèbre constitutionnaliste Alan Dershowitz.

Les sénateurs qui officieront comme jurés ont tout le week-end pour réfléchir à leur positionnement, notamment sur la question cruciale des témoins. Les démocrates insistent pour entendre notamment John Bolton, ex-conseiller national à la sécurité qui a affirmé qu’il se présenterait s’il était convoqué, et qu’il avait des choses à dire. Et Mick Mulvaney, le directeur de cabinet de Donald Trump.

Reporter le vote le plus tard possible

Mais le chef de la majorité républicaine au Sénat souhaite reporter ce vote le plus tard possible. Les scrutins de la journée de mardi, à la majorité simple, concerneront avant tout le temps de parole dévolu à l’accusation, et celui réservé aux questions des sénateurs.

États-Unis: sept démocrates élus pour porter l'accusation au procès de Trump


Kenneth Star, ex-procureur de l'affaire Lewinsky aux côtés de Trump

« Je pense qu'un procès en destitution est un enfer. » C'est ce que disait Kenneth Starr encore en 2018 sur Fox News. Cet habitué des plateaux de télévision, avocat et professeur d'université, s'est montré plutôt discret après la très médiatique procédure d'impeachment contre Bill Clinton en 1998. À partir de mardi prochain, il reviendra sur les devants de la scène, mais cette fois-ci en tant qu'avocat de Donald Trump.

Le président est mis en accusation pour abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès. L'ancien procureur spécial n'a cessé de défendre Donald Trump dans les médias, peut-être c'est pour cela que le président l'a personnellement choisi pour renforcer sa défense. C'est dire qu'il a changé d'avis sur Kenneth Starr. Car après le procès contre Bill Clinton, qui s'est soldé par un acquittement du président, Donald Trump s'en était vivement pris au procureur : « Je pense que Kenneth Starr est un cinglé, c'est une catastrophe », avait-t-il déclaré.

Pour les démocrates, l'arrivée de Kenneth Starr est une aubaine. Car ils comptent exploiter ce qui selon eux est une contradiction énorme : défendre Trump avec des arguments qui lui ont servi il y a 20 ans à accuser Bill Clinton. 

 

 

 

 

 

 

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