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États-Unis

Un jury essentiellement masculin pour le procès d'Harvey Weinstein

Harvey Weinstein à son arrivée au tribunal de New York, le 17 janvier 2020.
Harvey Weinstein à son arrivée au tribunal de New York, le 17 janvier 2020. REUTERS/Eduardo Munoz

La sélection des douze jurés pour le procès de l’ancien producteur s’est faite sous haute surveillance pendant deux semaines, d’une part car Harvey Weinstein encourt la perpétuité s’il est reconnu coupable. D’autre part, car la défense craint que ce procès ne se confonde avec celui, plus général, du mouvement #MeToo.

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Avec notre correspondante à New York,Carrie Nooten

À New York, après deux semaines d’auditions, on connaît maintenant la composition du jury du procès d’Harvey Weinstein, qui commencera mercredi prochain. Parmi 700 candidats potentiels, ce sont cinq femmes et sept hommes qui décideront si l’ancien producteur est coupable de l’agression sexuelle et du viol dont l’accusent deux femmes.

Un jury en majorité masculin donc, et même plus, car il est composé à moitié d’hommes blancs, c’est-à-dire ayant exactement le même profil que celui de l’accusé Harvey Weinstein. Les cinq jurées restantes sont en majorité des femmes afro-américaines. Ce qui a poussé la procureure à se plaindre plusieurs fois auprès du juge que les avocats de l’ancien producteur faisaient tout pour éviter de choisir des jeunes femmes blanches, c’est-à-dire le profil d’au moins une des deux victimes présumées.

Polémique autour d'une jurée

La défense a aussi protesté contre le temps « trop court de sélection » selon elle. Par comparaison, il avait fallu onze semaines pour composer le jury du procès très médiatisé également d’OJ Simpson.

Les avocats d’Harvey Weinstein avaient le droit de refuser vingt jurés préférés par la procureure sans se justifier. La sélection s’est accélérée une fois ces droits de préemption épuisés. Les deux derniers jurés choisis ont été des femmes blanches, et la validation de l’une d’elles a déclenché une mini-polémique vendredi après-midi. Elle n’avait pas précisé lors de son interrogatoire de sélection qu’elle allait publier cet été un roman évoquant l’histoire de jeunes femmes cibles de prédateurs sexuels. Le juge l’a tout de même retenue, provoquant la colère de la défense.

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