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États-Unis / Société

États-Unis: rassemblement des pro-armes à Richmond, l’état d’urgence décrété

Un point de contrôle de sécurité devant le Capitole de Richmond, le 18 janvier 2020, à deux jours du rassemblement de pro-armes et de miliciens.
Un point de contrôle de sécurité devant le Capitole de Richmond, le 18 janvier 2020, à deux jours du rassemblement de pro-armes et de miliciens. REUTERS/Jim Urquhart

Des milices armées de tout le pays ont appelé à manifester ce lundi 20 janvier devant le Parlement local contre un projet de loi visant à restreindre l’achat d’armes à feu en Virginie. Le gouverneur de cet État conservateur, craignant une éruption de violences comparables à celles meurtrières de Charlottesville en 2017, a décrété l’état d’urgence.

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Avec notre correspondant à San Francisco,  Eric de Salve

Dans l’espoir d’éviter les violences, des points de contrôle avec détecteurs de métaux seront installés tout autour du Capitole de Richmond, là où les appels à manifester en arme ont été lancés sur les réseaux sociaux.

La police se prépare depuis des semaines. En décrétant l’état d’urgence jusqu’à mardi soir, le gouverneur de Virginie interdit aux 10 000 manifestants attendus de défiler armés et ce, qu’il s’agisse d’arme à feu, de batte de baseball, de couteau, ciseaux ou même de laser ou de torche.

« Nous ne permettrons pas le désordre ici, prévient Ralph Northam. Personne ne souhaite revivre un nouveau Charlottesville. » Allusion bien sûr aux émeutes de 2017 dans lesquelles une militante avait été tuée, volontairement renversée par la voiture d’un suprémaciste blanc.

Il faut dire que les ingrédients qui ont conduit Charlottesville à cette catastrophe semblent de nouveau réunis à Richmond. Des milliers de milices armées et de groupes d’extrême droite ont appelé à manifester dans la deuxième ville de Virginie où siège le Parlement local pour, disent-ils, défendre le second amendement de la Constitution qui garantit le droit de porter une arme.

En novembre, les démocrates ont pris le contrôle de cet État historiquement conservateur, berceau de l’esclavagisme et capitale des confédérés pendant la guerre de Sécession.

Le projet de loi déclencheur de la colère des militants pro-armes prévoit seulement d’interdire la vente de chargeur de plus de 10 cartouches et l’achat de plus d’une arme à feu par mois. Il prévoit aussi d’empêcher des individus jugés dangereux d’acheter une arme à feu.

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