Accéder au contenu principal
Revue de presse des Amériques

À la Une: primaire des démocrates, le choix du «New York Times»

Le siège du New York Times.
Le siège du New York Times. © AFP/Daniel Slim

Publicité

C’est une tradition américaine, les journaux affichent ouvertement leur soutien à tel ou tel candidat. En cette année électorale, le New York Times a ouvert le bal. Et le journal de tendance centre-gauche a créé la surprise. Il n’a pas choisi un seul mais deux candidats et, deuxième surprise, ce sont des candidates, Elizabeth Warren et Amy Klobuchar. Pour expliquer sa décision qui rompt effectivement avec la tradition ( le New York Times le reconnait volontiers dans son édito ), le journal résume d’abord les choix qui se présentent aux électeurs américains.

Trois options pour les élections américaines

Soit voter pour Donald Trump, c’est-à-dire pour un candidat qui défend une politique national-conservatrice à l’intérieur et une approche unilatéraliste à l’extérieur. Côté démocrate, le débat tourne autour de deux discours : l’une présente le président comme une aberration et estime qu’il faut le chasser du pouvoir afin de retourner à une Amérique d’avant Trump. Selon l’autre discours, le milliardaire à la Maison Blanche est justement le produit d’un « système politique et économique tellement pourri qu’il faut non seulement changer le président mais aussi le système ».

Le New York Times estime que ces deux pistes doivent être étudiées car le pays est profondément partagé entre deux visions. « Le modèle radical comme le réaliste mérite un examen sérieux. C’est pourquoi nous soutenons les candidates les plus efficaces pour chacune de ses approches », écrit l’édito. Le quotidien pense qu’Elizabeth Warren est plus apte à défendre l’approche radicale que Bernie Sanders, trop âgé et trop rigide selon le NYT. « Après trois ans de Donald Trump, nous voyons peu d'avantages à l’échanger avec un autre personnage qui promet trop et qui divise ». Quant à Amy Klobuchar, elle représente mieux le camp des démocrates modérés que Joe Biden, qui à défaut d’avoir de nouvelles idées, propose juste de revenir à l’époque d’avant Trump. « Que la meilleure femme gagne », conclut le NYT dans son éditorial.

Quel avenir pour le parti d’Evo Morales ?

Un parti dont l’élection présidentielle cette année déterminera donc largement son avenir et son orientation, c’est aussi le cas en Bolivie. L’avenir du MAS ( le parti de l’ex-président Evo Morales ), c’est le sujet d’un édito dans la presse bolivienne. Cet édito a été publié hier dimanche 19 janvier 2020, avant l’annonce du candidat à la présidence par Evo Morales, mais son analyse reste pertinente. Selon le journalEl Deber, le MAS, le parti le plus important du pays se trouve après 14 ans au pouvoir, à la croisée des chemins. Selon les enquêtes d’opinion, le parti de gauche peut rassembler entre 24 et 30% de l’électorat. Le MAS peut se réjouir d’ailleurs d’une situation enviable dans le sens où ses sympathisants constituent une base très fidèle, un noyau dur qui vote en faveur du parti, quel que soit son candidat.

Le défi auquel le MAS est confronté aujourd’hui, c’est celui de pouvoir se transformer en un parti politique avec une organisation démocratique interne. Ce qui n’a jamais été le cas, écrit El Deber, car sous Evo Morales, celui-ci exerçait toujours un fort contrôle sur sa formation. D’ailleurs, certains mouvements sociaux voient d’un très mauvais œil le tandem présidentiel annoncé hier par Evo Morales depuis son exil argentin. « On nous avait promis plus de concertation et nous voilà devant une décision imposée », explique le responsable d’une organisation sociale de la ville de Pocoata, cité par le journal Los Tiempos.

Le Mexique face à une nouvelle caravane de migrants

Une mère tient son bébé dans les bras. Devant elle, à quelques mètres de distance, on aperçoit la garde républicaine mexicaine qui bloque le passage au poste frontière. Cette photo se trouve une Une du journal El Universal. Selon les autorités du pays, 1087 migrants en provenance notamment du Honduras avaient en vain tenté de franchir la frontière. Ils attendent à présent dans un campement de fortune dans la ville de Tecun Uman, avec des centaines d’autres qui eux aussi étaient dans la caravane. La plupart d’entre eux tenteront de passer de l’autre côté ce lundi, le temps de se reposer un peu, explique un participant de la caravane, cité par El Universal. Le Mexique autorise le passage de petits groupes seulement à condition que les migrants fassent une demande d’asile.

Évasion spectaculaire de prisonniers au Paraguay 

Une autre frontière dont la sécurité a été renforcée, c’est celle entre le Paraguay et le Brésil. Une décision prise par les autorités brésiliennes après une fuite spectaculaire de plus de 70 prisonniers d’un établissement pénitentiaire au Paraguay. Ces détenus appartenaient pour la plupart au cartel Primeiro Comando da Capital, qui opère aussi bien au Brésil que dans le pays voisin. Le gouvernement de l’État de Mato Grosso do Sul, État frontalier du Paraguay, craignent que les fugitifs ne tentent d’entrer au Brésil. Il a donc envoyé 200 policiers. L’évasion des prisonniers, digne d’un scénario de film, fait quant à elle la Une de la presse paraguayenne. Ils avaient, avec la complicité du personnel, creusé un tunnel pendant plusieurs semaines. Le directeur de la prison a été limogé. La police paraguayenne a commencé à « organiser des raidsà partir de ce matin afin de retrouver les fugitifs », titre El Independiente.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.