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Canada

Au Québec, la galère pour déposer un dossier de parrainage de réfugié

Pour cette session, la province canadienne a limité à 100 le nombre de demandes de parrainages.
Pour cette session, la province canadienne a limité à 100 le nombre de demandes de parrainages. Geoff Robins / AFP

Depuis plusieurs jours, des citoyens font la queue devant les bureaux du ministère de l’Immigration pour déposer les documents nécessaires pour parrainer une famille de réfugiés. Au Québec, le programme d’accueil par des citoyens a un grand succès depuis l’arrivée de dizaines de milliers de Syriens en 2017 et 2018 au Canada.

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Avec notre correspondante à Montréal, Pascale Guéricolas

L’élan de générosité des Québécois se heurte au nombre limité de dossiers de parrainage. Seulement 100 demandes sont acceptées aujourd’hui pour limiter le retard dans les traitements administratifs.

En plus, il faut que les documents soient déposés par un messager, au grand désarroi de Sylvain Thibault. Ce Montréalais cherche à faire venir un Congolais avec ses sept enfants et deux orphelins : « C’est quand même très coûteux. Il y a eu une surenchère chez les coursiers et l’argent que nous on a, c’est pour évidemment aider les personnes qu’on veut parrainer. Ce n’est pas pour payer un coursier », se désole-t-il.

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Selon Le Devoir, le ministère de l’Immigration a dit avoir mis en place ce système « par souci d’équité », pour ne pas désavantager les personnes ou les organismes situés en région.

Un quota de seulement 100 dossiers

Même s’ils ont attendu plusieurs jours pour déposer leurs documents, plusieurs parrains pourraient voir leur demande refusée, simplement parce que le nombre de 100 dossiers a déjà été atteint.

Pourtant, l’accueil de réfugiés directement par des citoyens fonctionne bien, selon Manon Leroux qui accompagne une famille syrienne : « Ces gens-là se retrouvent tout de suite dans un petit groupe de Québécois qui peuvent les accompagner dans toutes leurs étapes d’intégration, explique-t-elle. Ça leur crée un réseau. Ils arrivent, ils ont déjà généralement un appartement tout meublé. Il y a vraiment comme une chaleur et un accueil qui n’est pas vraiment disponible quand c’est un parrainage par l’État. »

Les comités de parrainage espèrent que le gouvernement du Québec va augmenter le nombre de réfugiés accueillis par les citoyens.

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