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À la Une : la peur du coronavirus

Ce virus de la famille des coronavirus provoque des symptômes grippaux chez les personnes infectées, pouvant aller jusqu'à des syndromes respiratoires sévères.
Ce virus de la famille des coronavirus provoque des symptômes grippaux chez les personnes infectées, pouvant aller jusqu'à des syndromes respiratoires sévères. AFP

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L’épidémie s’étend en Chine, 26 personnes sont mortes, 881 cas d’infections ont été confirmés par les autorités chinoises. Et Pékin multiplie les mesures, à quelques heures des vacances du Nouvel An lunaire qui s’annoncent compliquées. « La Chine étend l’interdiction de voyager, dans sa course pour stopper l’épidémie », titre le Financial Times, qui précise que Pékin a suspendu les transports publics dans maintenant douze villes – plus de 36 millions de personnes sont concernées. Le quotidien propose sur son site une carte interactive du pays, où l’on voit l’épidémie, en rouge, s’étendre du 4 au 24 janvier jusqu’à atteindre les trois quarts du territoire, avec deux bonds les 21 et 23 janvier.

Le reste du monde retient son souffle, d’autant que la contagion a commencé à s’étendre à l’étranger, jusque sur le continent américain, avec des cas suspects et un cas confirmé aux États-Unis et deux cas confirmés vendredi soir en France. Le New York Times titre sur « Un étudiant du Texas peut-être touché par le coronavirus, des dizaines de personnes sous surveillance aux États-Unis ». Le quotidien précise que l’étudiant peut-être infecté a « voyagé dans la province du Wuhan, où l’épidémie s’est déclarée ». Dorénavant chaque pays s’inquiète, et le quotidien vénézuélien Diario 2001 fait sa Une sur un gigantesque « Le ministre de la Santé nie toute arrivée du coronavirus », « il soutient que la population peut être tranquille et ne doit pas s’inquiéter des fausses alertes », le tout en lettre blanches sur fond noir. La nouvelle est bonne, mais la Une reste inquiétante…

Au Mexique, sur sept cas possibles localisés, deux ont déjà été écartés

Le quotidien El Universal qui répercute l’information se veut pratique : « Pour éviter la contamination », détaille le journal, « il est recommandé à la population de se couvrir le nez et la bouche en cas de toux, de préférence avec un mouchoir, ou simplement éternuer dans le creux de son bras, et se laver régulièrement les mains ». Mais dans le même temps, le New York Times s’interroge : « Beaucoup portent des masques en Chine, mais bloquent-ils le coronavirus ? »

Selon les experts cités par le journal, ces masques peuvent aider s’ils sont portés correctement. Et ce n’est pas toujours le cas, explique le Dr Amesh Adalja, un spécialiste des maladies infectieuses : « La plupart des gens glissent les mains sous leur masque pour se gratter le visage ou le nez », et mettent des contaminants en contact avec leur nez et leur bouche. Ultime précision du Dr. Adalja, « quand vous recevez un coup de fil, il ne faut pas l’enlever ».

Des centaines de migrants arrêtés par la Garde nationale mexicaine

Leur caravane avait rejoint le pays hier matin en traversant la rivière Suchiate, qui marque la frontière avec le Guatemala. Objectif : traverser le pays pour rejoindre les États-Unis, d’ailleurs, souligne le site Animal Politico, certains portaient des pancartes demandant au président mexicain Manuel Lopez Obrador de les laisser passer. « Après dix heures de marche, ils ont vu leur route barrée par la Garde nationale, équipée de matériel anti-émeute et de gaz lacrymogènes », raconte le quotidien mexicain El Financiero.

Ce sont 800 migrants qui ont été arrêtés, rapporte Animal Politico, qui publie une vidéo sur laquelle on peut voir les forces de l’ordre bloquer les migrants avec leurs boucliers, les repousser… Ils seront dispersés à coups de lacrymogènes. « Nous sommes des êtres humains, nous ne sommes pas des animaux », fulmine un migrant qui montre des enfants en pleurs. Les personnes arrêtées ont été emmenées dans une vingtaine de bus qui « selon les autorités mexicaines serviront aussi à les ramener dans leur pays d’origine », rapporte le journal guatémaltèque Prensa Libre.

Aux États-Unis le président Donald Trump participe ce vendredi à la « marche pour la vie », la grand-messe annuelle des militants anti-avortement

« L’histoire est en train de s’écrire sur la colline du Capitole cette semaine, et non, je ne parle pas du procès en destitution de Donald Trump », précise un éditorialiste, opposé lui aussi à l’avortement, dans le Washington Post. De fait explique Le journal de Montréal, « les présidents américains se contentent généralement de souligner la marche pour la vie sans s’y présenter physiquement ». Cette fois Donald Trump, qui, note le quotidien québécois, ne rate aucune occasion de soutenir les anti-avortement, va prendre la parole lors du rassemblement, et ce ne sera pas comme en 2018 par satellite – ce qui était déjà une première. Il sera physiquement présent. La raison est simple : la présidentielle du 3 novembre prochain.

Donald Trump « n’allait pas manquer une aussi belle occasion de maintenir son emprise sur sa base et de rassurer plusieurs de ses électeurs », explique le journal. Les rassurer car, explique dans un article le Washington Post, en décembre dernier, le magazine évangélique Christianity Today avait publié un éditorial appelant à la destitution du président, expliquant qu’il était impossible de rejeter l’avortement et dans le même temps accepter « un dirigeant au caractère tordu et même brisé ». Un éditorial qui avait stupéfait la Maison Blanche, explique le Washington Post, et depuis, par tous les moyens, Donald Trump essaie de rallier le vote des évangélistes.

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