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LA REVUE DE PRESSE DES AMÉRIQUES

À la Une: quelle issue pour les législatives au Pérou

Un homme passe devant les affiches de la campagne politique, le 25 Janvier 2020.
Un homme passe devant les affiches de la campagne politique, le 25 Janvier 2020. REUTERS/Sebastian Castaneda

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Un Parlement fragmenté et une claque pour l’opposition fujimoriste, c’est ce que retient la presse du scrutin de dimanche, mais pas seulement. Les leçons à tirer de ce scrutin sont très diverses. Pour le quotidien Peru 21, la grande surprise de ces législatives est le retour du parti Frepap, le Front populaire agricole du Pérou, un parti évangélique de centre droit qui s’est hissé en deuxième position, juste après l’Action populaire.

Le site d’information argentin Pagina 12 lui titre sur la défaite du « Fujimorisme ». Le parti Force populaire a perdu sa majorité, il est tombé à la sixième place. « Avec peut-être 8 partis au total, le nouveau Congrès est très fragmenté. Aucune majorité claire ne se dégage de la composition du Parlement, qu’elle soit en faveur de l’opposition ou du gouvernement ». De toute façon, ajoute Pagina 12, « le Congrès ne compte pas de parti gouvernemental, car le président Martin Vizcarra (qui bénéficie d’un taux de popularité solide avec 58 %) n’est pas affilié à un parti politique ».

Pas de grand enthousiasme dans la population

C’est ce qu’on peut lire dans El Comercio. Mais le mérite principal du scrutin, poursuit le journal, c’est d’avoir mis fin à une « anomalie institutionnelle ». Sans Parlement depuis la dissolution du Congrès décidée par le président le 30 septembre dernier, le Pérou a été gouverné par décret. Il n’y avait plus d’équilibre des pouvoirs. Un gouvernement sans contre-pouvoirs et sans contrôle peut entraîner des dérives pour la démocratie, écrit El Comercio. « Après tout, une démocratie, c’est un système dans lequel les gouvernants doivent rendre des comptes aux gouvernés. Le président ne doit pas avoir le sentiment d’avoir un chèque en blanc pendant 5 ans, d’où des élections normalement en même temps que la présidentielle pour un organe de contrôle, à savoir le Parlement », estime El Comercio.

L’émotion après la mort de Kobe Bryant

Une carrière brillante, mais aussi compliquée titre le New York Times. « Forcément la NBA est sous le choc, car de nombreux joueurs ont grandi en regardant Kobe Bryant remporter cinq titres de championnat pour les Los Angeles Lakers et marquer 81 points dans un seul match », écrit le journal qui rappelle que le joueur a été accusé d’avoir violé une femme de 19 ans dans un hôtel de Colorado. « Un talent unique », titre le Los Angeles Times pour sa part. Le journal publie des dizaines d’hommages qui affluent du monde entier. « Tout ce que j’ai appris, je l’ai appris de lui », témoigne le joueur des San Antonio Spurs DeMar DeRozan. Et le journaliste Steve Lopez d’écrire, toujours dans le Los Angeles Times : « Kobe Bryant était LA. Il rassemblait tout le monde, des Latinos, des Afro-Américains, des pauvres des riches. C’était le type qui nous faisait rêver. Celui qui nous faisait espérer qu’en travaillant dur et en désirant quelque chose ardemment, la victoire n’était pas un rêve lointain ». Sa légende lui survivra, écrit le Los Angeles Times. Plus sobrement, le journal californien hispanophone La Opinion titre : « Gracias Kobe ! »

75e anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz

Comme d’autres journaux dans le monde, le Los Angeles Times publie le portrait d’un des survivants, Ralph Hakman. Il a 94 ans et il sera aujourd’hui à Auschwitz pour participer aux commémorations. C’est la quatrième fois qu’il retourne sur les lieux. Lorsque le camp d’Auschwitz a été libéré, Ralph Hakman avait 20 ans. Mais après toutes les horreurs qu’il avait vécues, il se sentait déjà comme un vieillard. Dans une interview accordée au Los Angeles Times, il explique que l’une des raisons qui le motivent pour retourner à Auschwitz, c’est de rencontrer d’autres survivants. Peut-être même quelques-uns qu’il connaît encore.

Des survivants, il n’y en a plus beaucoup. Environ 2 000 dans le monde, dont 500 vivent aux États-Unis. Comme Ralph Hakman qui réside aujourd’hui à Beverly Hills. « Après l’Holocauste, les gens ont dit qu’ils n’oublieront jamais. Mais ils sont en train d’oublier », explique-t-il. Retourner à Auschwitz, sur les lieux où il a vécu l’indescriptible, c’est avant tout pour pouvoir partager cette mémoire avec ceux qui l’ont vécue également : « Ceux qui peuvent comprendre. Car nous les survivants, nous sommes différents, nous ne sommes pas des gens normaux ». Des gens différents qui ont aussi un humour particulier, remarque le journal. Lorsque Ralph Hakman a rencontré en autre survivant (c’était le week-end dernier en Pologne), les deux hommes se sont montré leur numéro de matricule tatoué sur l’avant-bras gauche. « Ah, je vois que tu y es resté très longtemps », remarque Johnny Jablon qui vit aujourd’hui au Canada. Ralph Hakman a souri et a commencé à glousser. La douleur n’est pas drôle. « Mais ce genre d’humour qu’il ne peut partager qu’avec d’autres survivants l’aide à faire face à la douleur », écrit le Los Angeles Times.

Juan Guaido refuse un nouveau dialogue avec Nicolas Maduro

C’est en Une du journal El National. Le quotidien a réalisé une interview avec le président vénézuélien autoproclamé par intérim lors de sa visite à Madrid. Une visite qui a réuni des milliers de Vénézuéliens de la diaspora sur la place de la Puerta del Sol, mais une visite également marquée par des tensions, car le Premier ministre Pedro Sanchez a refusé de rencontrer Juan Guaido. Le président de l’Assemblée nationale poursuit sa tournée internationale. Il est attendu aujourd’hui au Canada.

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