Accéder au contenu principal

Procès en destitution de Trump: les démocrates veulent entendre Bolton

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, au Capitole pour le procès en destitution de Donald Trump, le 28 janvier 2020.
Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, au Capitole pour le procès en destitution de Donald Trump, le 28 janvier 2020. REUTERS/Mary F. Calvert

Au troisième et dernier jour de leur plaidoirie, les avocats de Donald Trump ont demandé au Sénat son acquittement rapide. Et ce malgré les pressions croissantes pour auditionner de nouveaux témoins, notamment l’ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton.

Publicité

Avec notre correspondant à San Francisco, Éric de Salve

Après les plaidoiries de la défense, le procès doit entrer à partir de jeudi dans une nouvelle étape : les questions des sénateurs. Mais les démocrates poussent pour entendre de nouveaux témoins. Et les républicains, qui jusqu’ici votaient comme un seul homme, commencent à se fissurer sur cette question. La majorité n’a pas encore assez de voix pour bloquer de nouvelles auditions contre Donald Trump, a annoncé leur leader Mitch McConnell au septième jour du procès en destitution mardi.

Le vote pour convoquer de nouveaux témoins est prévu vendredi. Un vote à la majorité simple. Les démocrates n’ont besoin que de quatre voix républicaines. Ils veulent en particulier entendre un témoin essentiel et direct. Il s’agit de John Bolton. L’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump est au cœur de toutes les attentions depuis la parution de fuites de son prochain livre dans le New York Times. Des fuites selon lesquelles Bolton assure que Trump lui aurait dit que l’aide militaire à l’Ukraine serait bloquée en l’absence d’enquête de Kiev contre son rival Joe Biden.

Joe Biden et son fils Hunter dans le viseur

Cela contredit évidemment totalement la ligne de défense du président. La Maison Blanche veut donc à tout prix empêcher ce témoignage. Sinon, les partisans du président menacent de convoquer Joe Biden et son fils Hunter.

La défense s’est concentrée sur eux ces trois derniers jours, les accusant de conflit d’intérêts. Hunter Biden a en effet été nommé au conseil d’administration du groupe gazier ukrainien Burisma alors que son père était vice-président des États-Unis, en charge de la lutte contre la corruption en Ukraine. Si elles sont votées, ces nouvelles auditions pourraient considérablement rallonger le procès Trump alors que la défense veut en finir au plus vite.

À lire aussi : Le procès en destitution de Donald Trump en six questions

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.