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Chili: nouvelle flambée de violences meurtrières

Manifestation dans les rues de Valparaiso au Chili, le 29 janvier 2020.
Manifestation dans les rues de Valparaiso au Chili, le 29 janvier 2020. REUTERS/Rodrigo Garrido

« La journée la plus violente depuis le début de l'année 2020 », d'après la police. Près de trois mois et demi après le début d'un mouvement social historique au Chili en octobre, Santiago a connu mercredi soir une nuit de violences. Un manifestant est décédé au cours de ces débordements, et plusieurs policiers ont été blessés. Un regain de colère dû à la mort d'un supporter de foot mardi soir, écrasé par un camion de police à sa sortie du stade.

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Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

Jorge Mora venait de sortir du match entre Colo Colo, son club favori, et une autre équipe de la capitale, mardi soir, quand il a été violemment percuté par un camion de police, qui ne s'est pas arrêté ensuite. Des supporters et des manifestants ont tenté de lui porter secours, malgré les canons à eau et les gaz lacrymogènes tirés par la police. Mais l'homme de 37 ans est mort avant d'arriver à l'hôpital.

Pour les ultras de Colo Colo et d'autres clubs de foot, souvent en première ligne lors des manifestations qui se déroulent depuis mi-octobre, ce décès est une démonstration de plus de la gravité des violences policières dans le pays.

Le conducteur du camion a été mis en examen pour homicide involontaire, et remis en liberté, sous contrôle judiciaire, dans l'attente de son procès.

Pour manifester leur colère contre la libération de ce policier, des centaines de personnes se sont rassemblées dans plusieurs quartiers de la capitale mercredi soir, ce qui a débouché sur des débordements violents : des véhicules ont été incendiés, des commerces et des supermarchés saccagés. Plusieurs policiers ont été blessés. Et un manifestant est mort écrasé pendant que d'autres tentaient de prendre le contrôle d'un bus.

De nouvelles manifestations sont attendues vendredi soir dans la capitale et dans plusieurs villes du pays. Depuis le début du mouvement social au Chili mi-octobre, au moins 30 personnes sont mortes, dont 6 par l'action des forces de l'ordre, et plus de 3 500 ont été blessées.

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