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A la Une: un discours sur l’état de l’Union «sauce Trump»

Le président Donald Trump lors de son discours sur l'état de l'Union, le 4 février 2020.
Le président Donald Trump lors de son discours sur l'état de l'Union, le 4 février 2020. REUTERS/Leah Millis

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Pour Politico, c’était tout simplement « le plus étrange discours sur l’état de l’Union de tous les temps ». Il y en avait pour tous les goûts. Au menu d’abord : « Steak tartare ala right-wing », très à droite donc, avec un passage sur le droit au port d’arme, sur le combat contre l’avortement ou encore l’expulsion des clandestins. Mais Politico ajoute qu’il y avait aussi de quoi séduire un électorat plus large, lorsque le président a parlé de « ce qu’il a fait pour réduire la pauvreté et le chômage des Afro-Américains et des femmes ».

« Une économie forte. Mais à quel prix ? »

Le thème principal du discours de Donald Trump restait l’économie du pays, après trois ans de mandat. Une « économie florissante », selon lui. Pour le Washington Post, l’impact de ses mesures sur la prospérité actuelle est toutefois surévalué et surtout les moyens employés ne sont pas « durables ». Le journal propose d’ailleurs un fact-checking (une vérification des propos du président). Même chose dans USA Today. Et le Washington Post d’insister : « Oui l’économie est forte, comme Trump l’a dit. Mais à quel prix ? » « Il a [aussi] essayé de changer la présidence », regrette le journal, et de faire « accepter son comportement et ses efforts conscients pour diviser le pays comme des compromis nécessaires à la prospérité » économique.

Ce discours de Donald Trump sur l’état de l’Union a déplu à Darren Soto, élu de Floride originaire de Porto Rico, nous raconte El Nuevo Dia. Le représentant regrette que le président américain n’ait pas une seule fois évoqué le sort de l’île, qui est un territoire américain. L’île a été touchée par des centaines de séismes plus ou moins gros depuis le mois de décembre. D’ailleurs, ce n’est pas fini. Mardi encore, le sud-ouest de Porto Rico a été touché par un séisme de magnitude 5. La secousse a endommagé la structure de bâtiments municipaux à Guayanilla, rapporte El Nuevo Dia.

Mexique : le fentanyl mine la culture du pavot

El Universal consacre un long reportage ce mercredi à l’impact de l’essor des drogues à base de fentanyl sur les villages de La Montaña, une des zones de l’État de Guerrero dans le sud du Mexique. Pas un bruit dans ce village, explique le reporter, car un « exode silencieux » y a débuté il y a trois ans. Il ne reste que 30 des 130 familles qui y vivaient. Les autres sont parties chercher du travail ailleurs.

Le village vivait en effet jusqu’ici de la culture du pavot. Mais petit à petit, la production n’a plus fait recette. Les prix ont baissé, car les trafiquants de drogue achètent de moins en moins de pavot. Pourquoi ? Parce qu’une nouvelle drogue appelée China White, élaborée à base de fentanyl, « a dépassé la demande d’héroïne, surtout aux États-Unis ». Le fentanyl est un opiacé de synthèse qui fait des ravages aux États-Unis. Utilisé comme sédatif dans le traitement de douleurs sévères, il a provoqué des dizaines de milliers d’overdoses.

Haïti : faire l’amour dans la mer ne protège pas du VIH

Une pratique dangereuse est à la Une d'Ayibopost : le « Ti Pwason », c’est-à-dire « les relations sexuelles sans préservatif en milieu marin ». Elles « sont devenues monnaie courante en Haïti, selon Ayibopost. Selon les tenants de cette tendance, l’eau de mer empêche la propagation des maladies », du VIH notamment. Les prostituées l’utilisent de plus en plus, alors que « cette pratique, comme bien d’autres, n’a aucun fondement scientifique », souligne le journaliste, qui confronte ces rumeurs à l’expertise de médecins tout au long du papier.

Honduras : les stations de taxis ferment à cause du racket

Le dirigeant de la fédération des taxis explique, dans Tiempo Digital, que 30 stations sur 120 ont fermé dans la capitale Tegucigalpa. En cause : « le fléau de l’extorsion », le racket des gangs, qui ponctionnent le salaire des chauffeurs. Le responsable dénonce l’inaction des autorités : « Nous avons des collègues qui ne veulent plus travailler. Beaucoup d’entre eux ont vendu leurs véhicules et d’autres ont émigré ». (…) « C’est un problème sérieux pour le pays ».

Guatemala : polémique autour des frais de bouche du Parlement

En 2019, le Congrès guatémaltèque a dépensé 29,2 millions de quetzals, soit environ 3,5 millions d’euros, pour payer les repas des députés lors des sessions plénières, des commissions de travail et autres conseils d’administration. Le journal La Hora met ce chiffre en parallèle avec les 2,3 millions de personnes qui un besoin urgent d’aide alimentaire dans ce pays, qui est l’un des plus pauvres du continent américain.

Certains députés ont demandé que les sessions des chefs de blocs parlementaires ne se tiennent plus le midi pour limiter les dépenses. La proposition a été refusée notamment par Alvaro Arzu Escobar, l’ancien président du Congrès, qui qualifie cette mesure de « populiste » et « médiatique ». Bref, résume Nomada, il « veut continuer à manger gratis ».

Coronavirus : la communauté chinoise s’organise au Canada

Le journalLe Devoir écrit ce mercredi que « devant la menace du coronavirus, la communauté chinoise se mobilise pour éviter d’être stigmatisée davantage. Un réseau d’entraide composé de centaines de Chinois du Québec fournit transport et vivres à ses compatriotes qui arrivent de Chine ces jours-ci et qui s’imposent volontairement une quarantaine de deux semaines, bien que ce ne soit pas prescrit par les autorités ».

Les personnes concernées sont des citoyens ou des résidents du Québec, des étudiants ou encore de nouveaux arrivants qui viennent faire leur vie au Canada. « Plusieurs membres de la communauté craignent de vivre du rejet ou de l’intimidation. Sur la Rive-Sud, où vivent un grand nombre de Chinois d’origine, le service de police et la commission scolaire ont même lancé un appel au calme et sensibilisé les parents et les élèves » à ne pas « propager les rumeurs (...) qui pourraient attiser la xénophobie ».

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