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La revue de presse des Amériques

À la Une: Donald Trump passe de la défense à l’attaque

Donald Trump à la Maison Blanche, le 6 février 2020.
Donald Trump à la Maison Blanche, le 6 février 2020. REUTERS/Joshua Roberts

Aux États-Unis, les journaux reviennent tous sur le long discours prononcé jeudi lors du traditionnel petit-déjeuner annuel de prière de la Maison Blanche par Donald Trump, fraîchement acquitté de son procès en destitution.

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« Au lieu d’une réconciliation, une promesse de vengeance », titre en Une de sa version papier le New York Times, sous la photo du président américain entouré de ses amis, le doigt pointé, on l’imagine, sur ses ennemis : « il a transformé une réunion de prière en rampe de lancement pour des attaques politiques », se désole le quotidien, qui remarque que le jour où il avait été acquitté, son prédécesseur Bill Clinton avait lui choisi « d’apparaître seul », de dire qu’il était « profondément désolé », et de lancer un appel à « la réconciliation et à un nouvel élan ». Bref, à l’opposé des « vitupérations » Trumpiennes, estime le New York Times.

Des menaces qui pourraient aller plus loin que les simples mots

Selon le quotidien, « le responsable presse de la Maison Blanche a déclaré que les démocrates " devraient payer " pour avoir tenté de destituer le président ». C’est d’ailleurs la Une de la version papier du Boston Globe, qui titre : « Trump passe de la défense à l’attaque ». D’ailleurs le Washington Post croit savoir qu’un responsable de la sécurité nationale, le colonel Alexander Vindman, qui a témoigné contre Donald Trump lors du procès, va d’ici quelques jours être poussé vers la sortie par la Maison Blanche. D’autres responsables de l’administration qui ont fait de même – des gens « déloyaux » selon le président, pourraient être eux aussi forcés de changer de poste. Une charmante ambiance donc, qui risque d’infecter la campagne présidentielle puisque des conseillers du président affirment qu’il« pense déjà à une campagne en forme de stratégie de la terre brûlée pour les neufs prochains mois, réfléchissant aux éventuelles prochaines attaques des démocrates et à la manière de distribuer ses propres coups ».

Et les démocrates ?

Toute la presse relève que c’est Nancy Pelosi qui mène la contre-attaque, violemment elle aussi. The Hill rapporte que peu avant les propos de son rival, la présidente démocrate de la Chambre des représentants a tenu une conférence de presse « cinglante » au Capitol, accusant Donald Trump de « dévaloriser sa fonction, insulter le Congrès et mentir à ceux dont il courtise les votes pour la présidentielle de novembre ». Nancy Pelosi a concentré ses flèches sur les affirmations du président, qui affirme avoir « sauvé l’économie du pays » laissée dans un état « catastrophique par Barak Obama ». Selon elle c’est tout le contraire. Et c’est là que le bât blesse, affirme un éditorialiste du New York Times : « le taux de chômage est le plus bas depuis des dizaines d’années, les salaires sont en hausse (…) avec une confiance dans l’économie au plus haut depuis l’administration Clinton ». Selon l’éditorialiste, ce n’est pas en « dénonçant le capitalisme et en niant ce que la majorité des Américains ressentent » que les démocrates reprendront la Maison Blanche

Les premiers Canadiens bloqués à Wuhan en Chine pour cause de Coronavirus de retour aujourd’hui

« Après de longs jours d’attente, c’est finalement ce matin qu’arrivent les 211 Canadiens », se félicite le quotidien le Devoir qui précise : « Ils seront mis en quarantaine à la base militaire de Trenton, en Ontario. » « Mais pourquoi a-t-il fallu ce temps étrangement long au Canada pour mener à bien le rapatriement ? » s’interroge le National Post, s’appuyant sur la longue liste des pays qui ont déjà récupéré une partie de leurs ressortissants. Au-delà des explications pratiques - les rapports entre Pékin et Ottawa ne sont pas au beau fixe, il a fallu du temps pour savoir combien de Canadiens étaient sur place – reconnaissons aussi, note le journaliste, qu’il en faut beaucoup pour inquiéter les Canadiens : « nous avons pris des jours pour pondérer, évaluer, espérant sans aucun doute que tout cela n’était pas tellement grave et disparaîtrait. Ça n’a pas été le cas, et pendant que d’autres pays s’organisaient, nous avons attendu. »

Le bateau de croisière Le Diamond Princess toujours en quarantaine au large du Japon

Le National Post indique que cinq Canadiens supplémentaires ont été infectés, soit sept en tout. Le National Post qui décrit la vie des 3 700 personnes bloquées à bord, « assignées à cabines », explique un passager, qui s’estime chanceux car il a un balcon, alors que d’autres sont confinés dans des chambres sans fenêtres. Ces derniers sont autorisés à une promenade d’une heure et demie par jour sur le pont – sous surveillance, à un mètre minimum de distance les uns des autres… Les mots croisés et sudokus proposés ne suffisent plus à calmer l’inquiétude de ceux qui voient leurs réserves de médicaments s’épuiser. Le Diamond Princess indique sur sa page Facebook que les médicaments nécessaires seront distribués, et gratuitement, mais le stress de ces milliers de passagers bloqués en mer reste palpable. Enfin, notons qu’un passager argentin du bateau a été infecté par le coronavirus, c’est le premier cas recensé en Amérique latine, et c’est à lire dans Clarin. Le quotidien argentin précise que le malade a été transféré dans un hôpital.

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