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Venezuela: malgré ses faiblesses, l’armée montre ses muscles

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, lors d'un discours à Caracas, le 14 février 2020.
Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, lors d'un discours à Caracas, le 14 février 2020. Fausto Torrealba/Reuters

Au Venezuela, de grandes manœuvres militaires sont prévues durant le week-end du 15 et du 16 février dans les principales villes du pays. Des manœuvres, annoncées par Nicolas Maduro, pour préparer la défense contre des agressions potentielles des États-Unis, selon le président vénézuélien. Sauf qu’en réalité, l’armée vénézuélienne n’est pas en état de défendre le territoire contre une éventuelle agression extérieure.

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De notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille

Dès jeudi 13 février, l’armée vénézuélienne a commencé à se déployer à la frontière avec la Colombie. Durant le week-end du 15 et du 16 février, elle doit se livrer à de grandes manœuvres. Les premières opérations étaient dirigées par Freddy Bernal, protecteur de l’État frontalier de Tachira. Mais en dépit son appel à défendre la patrie contre « les menaces » de Donald Trump, il a rappelé qu’une guerre avec les États-Unis n’était pas souhaitable.

 « Ce serait une folie, ce serait un suicide, de vouloir un affrontement avec une puissance de cette dimension. Qu'avons-nous toujours demandé aux États-Unis ? Le respect », a-t-il déclaré.

Désertions et difficultés de formation

L’armée vénézuélienne, malgré ces quelque 360 000 hommes et ces quatre millions de miliciens revendiqués, n’est pas en aussi bonne forme que l’affirment les autorités. Selon Sebastiana Barraez, spécialiste des questions de défense au Venezuela, l’institution est touchée par un grave phénomène de désertion et n’a plus les moyens de former ses soldats.

« Le Venezuela a beaucoup d’équipement, beaucoup de matériel d’armement, mais il n’a pas les hommes nécessaires et ceux qui restent ne sont pas préparés pour se confronter à n’importe quelle situation militaire contre des groupes étrangers », explique Sebastiana Barraez.

Ces problèmes poussent Nicolas Maduro, le président du Venezuela, à multiplier les manœuvres militaires comme celles de ce week-end : il s’agit d’étaler l’étendue de son armada aux yeux du monde, pour mieux masquer les faiblesses d’une armée qui ne tient plus ses hommes.

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