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La revue de presse des Amériques

À la Une: élections municipales suspendues en République dominicaine

Dans un bureau de vote à Saint Domingue après l'annonce de la suspension des élections municipales à cause d'une faille technique dans le système du vote électronique.
Dans un bureau de vote à Saint Domingue après l'annonce de la suspension des élections municipales à cause d'une faille technique dans le système du vote électronique. REUTERS/Ricardo Rojas

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Les élections municipales devaient se tenir hier en République dominicaine. Mais quatre heures après l’ouverture des bureaux de vote, le président de la Commission électorale a été contraint de suspendre les élections sur l’ensemble du territoire national. La raison : « une faille technique dans le système du vote électronique », annonce le quotidien Listin Diario. Ce vote électronique est utilisé dans les 18 principales villes du pays qui concentrent 62% des électeurs dominicains. Selon les informations du journal, les élus de l’opposition ont dénoncé le fait que les candidats de leurs partis ne figuraient pas sur les bulletins de vote électroniques alors que ceux du PLD, le parti du pouvoir en place, y étaient bien présents.

Les électeurs, notamment ceux qui patientaient devant les bureaux de vote au moment de l’annonce, ont réagi par un mélange de stupéfaction et de colère, à en croire les journaux ce matin. « Dans plusieurs villes du pays, des violences ont éclaté, faisant au moins deux morts et plusieurs blessés », affirme Diario Libre.

La Commission électorale a annoncé une enquête approfondie pour identifier la cause des problèmes techniques apparus dans le système du vote électronique, écrit El Nacional. Ce journal rapporte aussi une réunion d’urgence entre le président dominicain, Danilo Medina, et les observateurs électoraux de l’Organisation des États américains, hier soir au Palais présidentiel. Pour l’instant aucune nouvelle date pour la reprise du processus électoral n’a été annoncée.

Les éditorialistes dominicains sont visiblement inquiets. Celui du Nuevo Diario souligne que la suspension du vote « était certes le moindre mal puisqu’il aurait été pire de voir triompher de nouveaux maires issus d’élections contestables ».

Mais ce qui est en jeu aujourd’hui va au-delà de cette échéance municipale, estime le quotidien Hoy. « C’est la crédibilité de l’institution électorale même, celle qui devait être capable d’organiser et de garantir le vote de la population dominicaine, qui est aujourd’hui mise en doute ».

« Du jamais vu depuis la fin de la dictature en 1962 ! », s’exclame Listin Diario avant de conclure : « La République dominicaine a plongé dans une profonde incertitude électorale alors qu’il ne reste que 90 jours avant les élections présidentielle et législatives ».

Bolivie : le dauphin d’Evo Morales en tête des intentions de vote pour la présidentielle du 3 mai

Aprèsla présidentielle controversée de l’automne dernier, le président sortant Evo Morales avait dû démissionner le 10 novembre. Et c’est aujourd’hui son dauphin, Luis Arce qui est largement en tête des intentions de vote. « Selon un sondage publié ce dimanche, le candidat du MAS, le Mouvement vers le socialisme, recueille 31,6% des intentions de vote, devant l’ex-chef de l’État centriste Carlos Mesa, avec 17,1% et la présidente par intérim conservatrice Jeanine Añez avec 16,5% », détaille El Pais. Luis Arce, qui a été ministre de l’Économie sous Evo Morales, avait été désigné candidat du MAS début janvier. Et « il profite visiblement de la dispersion des votes de l’opposition qui part dans la course avec plusieurs candidats ».

« Dès hier soir, les sympathisants de l’opposition ont lancé des appels sur des réseaux sociaux », rapporte de son côté El Diario. « Ils demandent à l’opposition de créer un front uni pour assurer la victoire face aux socialistes en Bolivie ».

Aux États-Unis, un tribunal fédéral a condamné ce week-end les groupes allemands Bayer et BASF à verser un dédommagement de 265 millions de dollars à un cultivateur du Missouri.

En cause : le dicamba, un pesticide très utilisé mais controversé pour sa tendance à se propager facilement et à tuer les plantes moins résistantes. Bill Bader, propriétaire des plus importants vergers de pêches dans la région, avait porté plainte contre les deux entreprises. « Les juges lui ont donné raison », se réjouit le journal local St. Luis Post-Dispatch : « l’usage excessif du dicamba par les agriculteurs autour de ses plantations ont détruit les vergers de Bill Bader. Les dommages s’élèvent à 200 millions de dollars ».

Bayer, qui a fait valoir que le dicamba était sans danger pour les cultures tant que les utilisateurs suivaient les instructions, a annoncé ce lundi matin son intention de faire appel.

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