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Au Canada, les blocages contre la construction d'un gazoduc persistent

Des manifestants, en soutien avec la communauté Wet'suwet'en, bloquent une ligne ferroviaire pour protester contre la construction d'un gazoduc à Toronto, le 15 février 2020.
Des manifestants, en soutien avec la communauté Wet'suwet'en, bloquent une ligne ferroviaire pour protester contre la construction d'un gazoduc à Toronto, le 15 février 2020. REUTERS/Chris Helgren

Depuis plus de douze jours, au Canada, des manifestants bloquent le trafic ferroviaire en soutien à la communauté Wet'suwet'en qui refuse de voir un gazoduc passer sur son territoire. Si le trafic ferroviaire a repris en partie dans l’ouest du pays, les trains de marchandises et de passagers sont toujours bloqués dans l’est.

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Avec notre correspondante à Québec, Pascale Guéricolas

Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, est rentré précipitamment de l’étranger, lundi 17 février, pour mettre fin à la crise. Il tente, avec plusieurs de ses ministres, de négocier une solution avec les manifestants des Premières nations qui bloquent plusieurs voies ferrées. Depuis plus de douze jours maintenant, des milliers de manifestants ont fait entendre leur voix dans plusieurs grandes villes canadiennes. En soutien avec certains membres de la communauté Wet’suwet’en, ils refusent la construction d’un gazoduc en Colombie-Britannique.

Épaulé par la ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, et celui de la Justice, David Lametti, Justin Trudeau tente de trouver une solution pacifique. « Je comprends à quel point les gens sont préoccupés et même inquiets par rapport à cette situation. Nous allons travailler d’arrache-pied. Nous avons eu une bonne rencontre avec les ministres. J’ai fait des appels avec le Premier ministre, j’ai fait des appels avec le ministre des Autochtones. On va travailler pour résoudre cette situation de façon paisible, mais aussi de façon rapide », a déclaré Justin Trudeau.

Les blocages impactent l’économie

L’arrêt des trains commence à se faire ressentir sur l’économie canadienne. Une soixantaine de navires attendent au large de Vancouver, au sud-ouest du pays, de pouvoir décharger leurs marchandises. Des entreprises du secteur automobile doivent ralentir leur production, faute d’avoir accès à des pièces livrées par le rail. Les exportateurs doivent eux aussi prendre leur mal en patience, et stocker leurs produits.

La Canadian National Railway Company (Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada), a prévenu ses clients que la situation prendrait des semaines à se rétablir, même si le trafic devrait s'améliorer dès ce mardi 18 février.

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