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Caracas suspend les vols vers le Venezuela de la compagnie TAP durant 3 mois

Juan Guaido est rentré au Venezuela mardi 11 février après une tournée qui l'a mené en Europe et aux Etats-Unis.
Juan Guaido est rentré au Venezuela mardi 11 février après une tournée qui l'a mené en Europe et aux Etats-Unis. REUTERS/Manaure Quintero

La compagnie portugaise TAP, l’une des rare à desservir encore Caracas, est accusée par le gouvernement vénézuélien d’avoir permis à l’oncle de Juan Guaido d’embarquer des explosifs lors du vol qui a ramené l’opposant d’une tournée internationale il y a une semaine. Elle a été suspendue 90 jours.

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Avec notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille

Trois mois de suspension. À en croire le gouvernement vénézuélien, la compagnie portugaise TAP aurait violé les normes internationales de l’aviation civile à deux reprises mardi 11 février. D’abord en occultant le nom de Juan Guaido à l’embarquement alors que l’opposant était bien présent dans l’avion. Ensuite, en permettant à Juan Marquez, l’oncle de Juan Guaido, de transporter des explosifs lors du même vol.

« Étant donné les graves irrégularités commises durant le vol TP173 et en conformité avec les normes de l'aviation civile nationale, les opérations de la ligne aérienne TAP vers notre territoire sont suspendues pour 90 jours », a indiqué sur Twitter le ministre des Transports, Hipolito Abreu.

Mercredi dernier, le président de l’Assemblée nationale constituante, Diosdado Cabello, a présenté à la télévision des photos sur lesquelles on pouvait apercevoir des petites capsules. Il assure qu’elles ont été trouvées dans les valises de Juan Marquez.

Les accusés démentent

L’accusation a été rejetée par son entourage. Il dénonce un montage dont le but est d’affaiblir Juan Guaido. De son côté, la compagnie aérienne dément également. Selon elle, il est impossible que de tels explosifs aient été embarqués dans l’un de ses avions.

Une enquête a été ouverte par le Portugal, mais son ministre des Affaires étrangères a d’ores et déjà prévenu que les accusations de Caracas n’avaient pas de sens. En attendant, le Venezuela se prive d’une de ses dernières liaisons aériennes vers l’Europe et s’isole un peu plus du reste du monde.

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