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Revue de presse des Amériques

À la une: en République dominicaine, mobilisation massive après le report des élections municipales

Une manifestation à Saint-Domingue contre la suspension des élections municipales, le 19 février 2020.
Une manifestation à Saint-Domingue contre la suspension des élections municipales, le 19 février 2020. Reuters/Ricardo Rojas

Cela fait quatre jours maintenant que les Dominicains manifestent devant le siège de la Commission électorale à Santo Domingo. Dimanche dernier, les élections municipales ont été brusquement suspendues, puis reportées au 15 mars. La raison : des failles techniques dans le vote électronique utilisé dans les 18 principales villes du pays.

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Sur les bulletins de vote, les candidats de l'opposition ne figuraient pas. Alors que ceux du parti au pouvoir y étaient bien présents. Depuis le lendemain de cette interruption du processus électoral, depuis lundi donc, « la population dominicaine réclame des explications sur ce qui s'est passé dimanche dernier, la démission des membres de la commission électorale mais aussi la fin de la corruption », explique Diario Libre.
Ce sont avant tout des jeunes qui prennent les rues. Et ils sont de plus en plus nombreux à le faire. Une véritable marée humaine hier soir à Santo Domingo, mais aussi dans d'autres villes du pays. « Ces manifestations pacifiques sont sans précédent dans l'histoire de la République dominicaine », souligne Listin Diario qui titre: « La voix des jeunes se répand comme une trainée de poudre ».
Pendant que les Dominicains sont dans la rue, la Commission électorale est en pleine préparation du nouveau scrutin de mars. « Ce vendredi commencera l'impression des nouveaux bulletins de vote », rapporte El Nuevo Diario. « Dans les circonscriptions où le vote est électronique, les bulletins seront vérifiés à partir de ce samedi. »
Pendant ce temps, deux hommes, un colonel et un technicien d'une compagnie de télécommunication ont été arrêtés et incarcérés hier, écrit Hoy. « Ils sont accusés d'être impliqués dans un plan de sabotage présumé des élections de dimanche dernier. »

Haïti : le président tente de calmer la crise qui sévit au sein de la police nationale

Les policiers réclament de meilleures conditions de travail, une hausse de salaires et le droit de se syndiquer. Sans se prononcer sur ces revendications, jugées légitimes par bon nombre d'Haïtiens, le chef de l'État a annoncé hier la création d'une commission au sein-même de la PNH, la police nationale d'Haïti, rapporte Alterpresse. « Je donne un délai de 24 heures à cette cellule de crise pour qu’elle me donne une liste sur ce qui doit être fait, sur ce que l’État doit faire », a-t-il déclaré.
« La création d’une commission sur les revendications des policiers n’est pas à la hauteur des évènements que le pays a vécu cette semaine », estime l'éditorialiste du Nouvelliste qui poursuit: « Depuis l’arrivée de Jovenel Moïse au pouvoir, Dieu seul sait combien de commissions ont été créées. Pour quel résultat ? Il est temps de trouver des remèdes à la dimension de nos problèmes. »
De son côté, l'éditorialiste du quotidien Le National souligne que « la crise qui secoue le pays est suffisamment mature pour conduire encore à une révolte populaire si les autorités n'interviennent pas avec des réponses appropriées. La remontée de l'insécurité, le chômage, l'insécurité alimentaire, l'inflation, la dépréciation de la gourde, la crise politique, la crise de la PNH, c'est un véritable cocktail explosif qui menace le pays. »

Et dernière information : sachez que le carnaval qui doit débuter ce dimanche à Port-au-Prince, est maintenu. L'annonce a été faite hier par le président du comité d'organisation. Les stands incendiés en début de semaine au centre-ville seront reconstruits aujourd'hui.

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