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Une décision de la Cour suprême américaine dénoncée au Mexique

Maria Guadalupe, le 25 février 2020, tenant un portrait de son fils Sergio Hernandez près de la barrière frontalière entre le Mexique et les États-Unis, où ce dernier a été abattu, il y a presque 10 ans.
Maria Guadalupe, le 25 février 2020, tenant un portrait de son fils Sergio Hernandez près de la barrière frontalière entre le Mexique et les États-Unis, où ce dernier a été abattu, il y a presque 10 ans. REUTERS/Jose Luis Gonzalez

La Cour suprême américaine a décidé à 5 voix contre 4 d’empêcher une famille mexicaine, résidant à Ciudad Juarez, à la frontière avec les États-Unis, de poursuivre un membre de la police des frontières américaine accusé d’avoir tué leur fils de 15 ans en 2010. Une décision dénoncée par les autorités mexicaines.

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Sergio Hernandez avait 15 ans ce jour de juin 2010 lorsqu’il a perdu la vie, abattu par un officier de la police des frontières américaines.

Ce jour-là, Sergio avait décidé de jouer avec deux autres amis. Alors que les trois adolescents s’amusaient à courir entre les deux points de la frontière, sans pour autant entrer sur le territoire américain, un agent de la police des frontières en patrouille passe devant eux. Il s’arrête et procède à l’arrestation d’un des trois adolescents qui serait entré illégalement sur le territoire américain.

Les deux autres garçons, dont Sergio, courent côté mexicain se cacher derrière un poteau. C’est à ce moment-là que l’agent Mesa sort son arme et tire deux fois, tuant sur le coup Sergio Hernandez.

La justice mexicaine s’est tout de suite emparée du dossier et a souhaité poursuivre l’agent de la police des frontières. Mais les États-Unis ont refusé de l’extrader.

Les parents de Sergio ont donc décidé de saisir la justice américaine. Mais cette dernière s’est déclarée incompétente, car selon la Cour Suprême Sergio ne peut être protégé par les lois américaines étant donné qu’il se trouvait sur le sol mexicain.

Une décision dénoncée par la famille de Sergio et les autorités mexicaines qui disent craindre désormais un dangereux précédent.

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