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la revue de presse des Amériques

À la Une: y a-t-il eu des fraudes lors de la présidentielle en Bolivie?

L'ancien président bolivien, Evo Morales lors d'une conférence de presse à Buenos Aires, en Argentine, le 21 février 2020.
L'ancien président bolivien, Evo Morales lors d'une conférence de presse à Buenos Aires, en Argentine, le 21 février 2020. RONALDO SCHEMIDT/AFP

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Un article du Washington Post dément le rapport de l’Organisation des États américains (OEA), qui a précédé l’exil du président bolivien Evo Morales au mois de novembre. Selon deux chercheurs du célèbre institut de recherche américain MIT « il n’y a pas de preuve statistique d’une fraude » lors de la présidentielle d’octobre 2019, comme le soutenait pourtant l’OEA. Pour le prouver, les auteurs du texte affirment avoir effectué de nombreuses simulations pour prédire l’écart de vote entre Evo Morales et son adversaire à la présidentielle Carlos Mesa, en utilisant uniquement les votes vérifiés avant l’arrêt du système de décompte. Ce décompte avait été suspendu, sans aucune explication, pendant plusieurs heures.

Selon eux, « dans l’ensemble, l’analyse statistique et les conclusions de l’OEA semblent profondément erronées ». « Bien sûr, la fraude électorale est un problème sérieux, mais le fait de se fier à des tests non vérifiés comme preuve de fraude est une menace sérieuse pour toute démocratie », concluent les cherchent du MIT. « Cet article soutient la théorie du parti d’Evo Morales selon laquelle il n’y a pas eu de fraude, mais plutôt un coup d’État », écrit le journal bolivien Pagina Siete. L’ancien président Evo Morales l’a partagé sur son compte Twitter. Le gouvernement mexicain « demande que l’Organisation des États américains (OEA) clarifie et explique les lacunes de son rapport », rapporte La Jornada.

États-Unis : coronavirus et campagne présidentielle

Aux États-Unis, c’est surtout le coronavirus qui fait la une, et son impact sur les places boursières.Sur les éditions papier du New York Times, du Washington Post, les mêmes courbes pointent désespérément vers le bas. Pour le New York Post, le coronavirus a infecté Wall Street. Les bourses plongent « dans un contexte où l’on craint de plus en plus que les retombées économiques de la propagation mondiale du coronavirus soient plus graves que prévu », commente le Wall Street Journal.

Comment faire campagne pour les élections de novembre dans ce contexte ? Les leaders démocrates du Congrès appellent à une coopération bipartisane sur ce sujet. «  Ce n’est pas le moment de faire de la politique », disent-ils dans un communiqué. Mais le Wall Street Journal a du mal à y croire tant les échanges de ces derniers jours ont prouvé le contraire. « On ne sait pas encore si le virus Covid-19 va devenir une crise de santé publique importante aux États-Unis, mais il n’est pas trop tôt pour reconnaître que Washington est déjà en phase terminale de délire politique ».

En parallèle, le candidat à la primaire démocrate, Mike Bloomberg, annonce qu’il pourrait ne pas soutenir son adversaire Bernie Sanders si ce dernier remportait l’investiture du parti. Le Los Angeles Timesrappelle qu’ilavait pourtant affirmé, dans le passé, qu’il utiliserait sa fortune pour appuyer n’importe quel candidat face de Donald Trump au mois de novembre.

Mexique : un homme condamné pour le meurtre de Javier Valdez

Heriberto Picos Barraza, alias El Koala, a été condamné à 14 ans et huit mois de prison pour le meurtre du journaliste, à Culiacán, dans l’État de Sinaloa, en 2017. L’homme a accepté la peine proposée par le bureau du procureur spécial pour les crimes contre la liberté d’expression. C’est la « première peine prononcée pour le meurtre d’un journaliste » obtenue par ce parquet spécial, écrit le média mexicain Debate. El Koala avait servi de chauffeur aux deux hommes qui ont abattu Javier Valdez. L’accusation estime que l’assassinat a été commandité par le fils d’un narcotrafiquant qui avait été critiqué dans un article.

Le Chili exporte de plus en plus de cocaïne

C’est le contenu d’un rapport des Nations unies cité par le journal chilien La Tercera : le Chili est devenu l’un des principaux pays d’origine de la drogue qui arrive sur le marché européen. Il s’agit avant tout de cocaïne prête à consommer et de pâte de cocaïne, la matière première qui sert à fabriquer cette drogue. Elle arrive de Colombie et est expédiée vers l’Espagne par voie maritime.

Cuba : l’opposant Daniel Ferrer attend son verdict

Les audiences de ce procès à huis clos sont terminées, devant le tribunal de Santiago de Cuba. Daniel Ferrer est accusé d’avoir violemment attaqué un autre homme. « L’accusation a réitéré devant la cour sa demande de neuf ans de prison », écrit Cibercuba. L’accusé se dit innocent, son avocat soutient que les blessures de la victime « ont été causées par une chute à vélo ». L’opposant est en prison depuis le 1er octobre. Cibercuba soutient que le régime cubain « a orchestré une intense campagne de propagande pour discréditer l’opposant ». Le verdict sera annoncé le 12 mars, selon les témoins de la procédure judiciaire, cités par le média en ligne. 14ymedio rappelle qu’Amnesty International ou encore l’Organisation des États américains ont demandé la libération de Daniel Ferrer à plusieurs reprises.

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