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Décès de l'ex-secrétaire général de l'ONU Javier Perez de Cuellar à 100 ans

Javier Perez de Cuellar à l'ONU en août 1988 alors qu'il était secrétaire général des Nations unies.
Javier Perez de Cuellar à l'ONU en août 1988 alors qu'il était secrétaire général des Nations unies. Mark CARDWELL / AFP

Javier Perez de Cuellar, diplomate péruvien et secrétaire général de l'ONU entre 1982 et 1991, est mort ce mercredi 4 mars au soir à Lima à l'âge de 100 ans, a annoncé son fils.

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« Mon papa est décédé après une semaine compliquée, il est décédé à 08h09 du soir (01h09 GMT jeudi matin, NDLR) et repose en paix », a annoncé Francisco Perez de Cuellar, le fils de l'ancien secrétaire général de l'ONU à la radio péruvienne RPP, ce mercredi 4 mars au soir.

La dépouille de l'ancien diplomate recevra les honneurs vendredi 6 mars au palais Torre Tagle, siège du ministère péruvien des Affaires étrangères, avant d'être inhumée au cimetière Presbitero Maestro de Lima.

Né à Lima en 1920, Javier Perez de Cuellar a été le cinquième secrétaire général des Nations unies, qui l'ont salué pour son centième anniversaire, le 19 janvier. « C'est avec une grande fierté et une grande joie que je lui adresse mes meilleurs voeux à l'occasion de son 100e anniversaire. J'ai souvent réfléchi à son exemple et à son expérience pour m'inspirer et me guider », avait écrit l'actuel secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans un message sur son compte Twitter. « Sa vie s'étend non seulement sur un siècle, mais aussi sur toute l'histoire des Nations unies », avait ajouté le Portugais.

Au Pérou, Javier Perez de Cuellar a été simultanément président du Conseil des ministres et ministre des Affaires étrangères pendant le gouvernement de transition de Valentin Paniagua, du 22 novembre 2000 au 28 juillet 2001. Candidat à la présidence en 1995, il avait été battu par Alberto Fujimori, réélu.

(Avec AFP)


Reportage : les réactions au Pérou

Avec notre correspondant à Quito, Eric Samson

Avec Alberto Fujimori, l’ancien président qu’il n’a pas réussi à vaincre dans les urnes en 1995, et Mario Vargas Llosa, prix Nobel de Littérature, Javier Pérez de Cuellar aurait légitimement pu revendiquer le titre de Péruvien le plus connu de l’ère contemporaine. Dans un pays où un quart de la population a entre 15 et 29 ans comme Juan Puente, son nom pourtant ne résonne plus autant auprès des plus jeunes : « En vérité je ne sais pas grand-chose sur lui, simplement qu’il était avocat et un diplomate qui a travaillé aux Nations unies dont il a été Secrétaire général. Il a été ambassadeur dans de nombreux pays. Il n’est pas très connu des jeunes péruviens peut-être parce que ma génération ne s’intéresse pas beaucoup à la politique nationale. »

Une véritable injustice, selon l’étudiante de Relations internationales Karen Rivera : « Je crois qu’il aurait mérité d’être plus reconnu. Son travail comme ambassadeur a été réellement important. Aux Nations unies, il a contribué fortement à mettre fin à la guerre entre l’Iran et l’Irak. Il a reçu des millions de titres Honoris Cause de la part de nombreuses universités. Dans un continent où on donne toujours plus de valeur à ce qui est étranger, on le connaît moins peut-être parce qu’il était Latino-Américain. »

Sa mémoire en tout cas sera honorée ce vendredi dans les locaux du ministère péruvien des Affaires étrangères par tous ceux qui n’ont pas oublié sa carrière exceptionnelle.

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