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Argentine: grève des femmes qui manifestent contre les violences et pour l'IVG

Des dizaines de milliers de femmes ont manifesté à Buenos Aires contre les violences et pour le droit à l'avortement, le 9 mars 2020.
Des dizaines de milliers de femmes ont manifesté à Buenos Aires contre les violences et pour le droit à l'avortement, le 9 mars 2020. RONALDO SCHEMIDT / AFP

Ce lundi 9 mars, les Argentines étaient mobilisées au lendemain de la journée internationale des droits des femmes. Au programme : une grève des femmes et une grande manifestation à Buenos Aires pour le droit à l’avortement mais aussi contre les violences faites aux femmes.

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de notre correspondante à Buenos Aires,

Des milliers de femmes défilent en direction du Congrès argentin, à Buenos Aires. À l’écart du cortège, un groupe d’étudiantes colle des affiches sur les façades d’immeubles et de restaurants. Lara Sanchez a 22 ans. Elle participe à ces actions militantes depuis 2018.

« Nous collons des photos des jeunes femmes victimes de féminicides, explique Lara Sanchez. Là, par exemple, Lola Chomnalez : elle avait 15 ans, elle était en vacances, elle est partie se balader sur la plage et n’est jamais revenue. Elle a été retrouvée morte. »

« Cela arrive dans tous les milieux sociaiux »

Depuis le début de l’année, près de 70 femmes ont été assassinées en Argentine. Gabriela Oleszezuk porte une pancarte avec les mots « Ni Una Menos », « Pas une femme de moins ». Elle est venue manifester avec sa sœur et sa nièce.

« Notre famille a été victime d’agressions. Mes filles et mes nièces. Et leur agresseur, c’était leur grand-père, confie Gabriela Oleszezuk. C’est terrible, cela arrive dans tous les milieux sociaux, dans toutes les familles, au travail... Et nous les femmes, nous nous taisons. Enfin, nous nous taisions ! Car plus maintenant, c’est fini ! »

Gabriela attend du président Alberto Fernández qu’il agisse contre les violences faites aux femmes. Mais alors que l’Argentine traverse une grave crise économique, beaucoup craignent que l’État manque de moyens pour mettre en place des mesures efficaces.

Combat pour l'IVG

Autre grand sujet qui était au cœur de la mobilisation des Argentines ce lundi : le combat pour la légalisation de l'Interruption volontaire de grossesse. Le gouvernement argentin va déposer dans les prochains jours un texte de loi allant dans ce sens.

Pour l'heure, dans ce pays de tradition très catholique, l'avortement n'est autorisé qu'en cas de viol ou si la grossesse présente un danger pour la santé de la femme enceinte.

À lire aussi : En Argentine, le site Feminindex évalue les politiques sur les droits des femmes

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