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Brésil: évasions en masse de détenus suite aux mesures anti-coronavirus

Des soldats de la police militaire en faction devant une prison de Manaus au Brésil. (Image d'illustration)
Des soldats de la police militaire en faction devant une prison de Manaus au Brésil. (Image d'illustration) REUTERS/Ueslei Marcelino

Des centaines de prisonniers se sont évadés de centres pénitentiaires de l'État de Sao Paulo, dans le sud-est du Brésil, ce lundi 16 mars. Et cela après la décision des autorités de suspendre les sorties temporaires de leur régime de semi-liberté pour éviter la propagation du coronavirus.

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Plus d’un millier de détenus ont coordonné leurs actions et ont réussi à s'évader d’au moins 5 prisons de l’Etat de Sao Paulo dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 mars selon notre correspondant à Sao Paulo, Martin Bernard.

La rébellion a été déclenchée par la décision des autorités de suspendre les permissions de sortie, généralement accordées aux détenus condamnés à de courtes peines de prison pour éviter le risque de dissémination du coronavirus, dans des prisons déjà surpeuplées. Selon les autorités, la sortie prévue ce mardi plus de 34 000 détenus en régime de liberté. Dans le même temps, les visites aux détenus ont également été suspendues.

La ville balnéaire de Mongagua, qui a été le théâtre de l’évasion de 500 prisonniers a recommandé à la population de rester chez elle, après avoir fermé les crèches et les écoles. Quant aux autorités locales, elles affirment avoir recapturé la moitié des évadés.

Ces prisonniers en semi-liberté ont le droit de sortir de leur cellule dans la journée pour aller travailler ou suivre des études, et peuvent faire jusqu'à cinq sorties par an, chacune de sept jours.

Le Brésil, pays de 210 millions d'habitants, dénombre jusqu'ici 234 cas de coronavirus et a déploré son premier décès ce mardi 17 mars. 152 des contaminés sont dans l'État de Sao Paulo, le plus peuplé du pays.


Les inconditionnels soutiens de Bolsonaro dans la rue malgré le virus

Les soutiens les plus inconditionnels du président Jair Bolsonaro ont défilé, dimanche, dans les rues des principales villes du pays, accusant les tribunaux et le Parlement de mettre des bâtons dans les roues du dirigeant brésilien. Certains de ces partisans portaient des masques avec des inscriptions telles que « le virus, ce sont les ordures du Parlement ». À Rio de Janeiro, les autorités ont annoncé la fermeture des écoles pour sept jours et celle des théâtres, salles de concert et stades pendant deux semaines face à la progression de l'épidémie du coronavirus.

(Avec AFP)

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