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New York, épicentre de l’épidémie de coronavirus aux États-Unis

À New York, Times Square est vidé alors que le gouvernement américain a déclaré l'état d'urgence.
À New York, Times Square est vidé alors que le gouvernement américain a déclaré l'état d'urgence. AFP Photos/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/david Dee Delgado

Avec 81 000 personnes infectées par le coronavirus, les États-Unis dépassent l’Italie et même la Chine en nombre de cas, selon le New York Times. Ce qui n’empêche pas Donald Trump de vouloir « rouvrir » son pays pour Pâques, alors que de nombreuses voix s’élèvent pour étendre le confinement.

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Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

Dans un New York désert et silencieux, les sirènes des ambulances se font écho. Si pour le grand public confiné, il est difficile d’imaginer la vague attendue, les médecins parlent de « début de film d’horreur ». Ils s’attendent à manquer d’équipement personnel de protection, car l’Etat aurait juste deux semaines de stock d’avance. Dans un hôpital du Queens, les corps sont déjà stockés dans une remorque frigorifique. 

Le confinement est de mise à New York et pour le renforcer, le maire interdit même de conduire dans les rues de la ville dès aujourd’hui. Mais d’autres Etats n’ont toujours pas mis de mesures préventives en place. La presse présage que la situation sera aussi grave qu’en Chine, voire pire. « Si on ne met pas en place ces mesures, nous aurons un Wuhan à New York, un Wuhan à Seattle, un Wuhan en Floride du sud, et ainsi de suite, pronostique le spécialiste des épidémies du New York Times, Donald McNeil Junior, au micro de l’émission de son quotidien, le Daily. Parce que les hôpitaux vont être débordés partout. J’ai observé la situation depuis fin janvier-début février, et ça m’a fait peur. Ce sont des visions de cauchemar. Et je n’ai vu personne les prendre au sérieux. Mais c’est ce vers quoi on se dirige. »

Le gouvernement fédéral a envoyé à New York 400 respirateurs seulement, alors qu’il en faudrait 30 000. Jusqu’ici, 40 000 retraités et étudiants en médecine ont proposé de renforcer les équipes médicales. Le pic de l’épidémie est attendu pour dans deux à trois semaines.

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