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Coronavirus: délaissée par Washington, New York a son propre plan de bataille

Des chambres de fortune au Centre de conventions Jacob K Javits, à New York le 27 mars 2020.
Des chambres de fortune au Centre de conventions Jacob K Javits, à New York le 27 mars 2020. REUTERS/Jeenah Moon

Après avoir critiqué le manque d’aide de l’administration Trump, le gouverneur de l’État de New York Andrew Cuomo est apparu vendredi 27 mars combattif, clair, et pour la première fois avec un plan de bataille précis pour le pic de la crise, dans 21 jours pour ce qui est l’État le plus touché, avec 45 000 cas positifs et 519 morts. Il l’a présenté devant des soldats qui venaient d’installer, en une semaine, un hôpital temporaire dans un centre de conférence de Manhattan. Un signe fort pour les New-yorkais, qui se sentent lâchés par le gouvernement fédéral.

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Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

Le gouverneur Andrew Cuomo a pris les commandes, et il a partagé son plan avec les New-Yorkais samedi 27 mars, diapositives à l’appui.

Pour trouver les 90 000 lits manquants sur 140 000 d’ici trois semaines, il compte doubler les capacités des hôpitaux existants, construire neuf hôpitaux temporaires en tout – dont quatre qui seront prêts la semaine prochaine - et réquisitionner hôtels et dortoirs de campus. Un navire militaire médical de 1 000 lits est aussi attendu.

Andrew Cuomo a prévenu les soldats de la Garde nationale qu’ils allaient vivre une bataille historique, et difficile : « C’est une bête invisible, c’est une bête insidieuse, a-t-il prévenu. Cela ne va pas être un déploiement court, cela va s’étendre sur des semaines et des semaines et des semaines. La mission de secours va être de sauver des vies. Et aussi dur que nous y travaillerons, nous n’arriverons pas à sauver tout le monde. »

Le gouverneur Cuomo a joué sur l’unité et la fibre new-yorkaises et a remercié les 60 000 étudiants et retraités du domaine médical qui ont offert leur aide.

L’équipement reste toutefois un problème : il manque encore 23 000 respirateurs. Mais les New-Yorkais ont relevé leurs manches, et des lignes de productions de masques ou visières de protection se montent ici et là.

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Paradoxalement, ce discours réaliste a rassuré presque dans un contexte où le président Donald Trump avait lui-même annoncé trois jours auparavant vouloir relancer le pays pour Pâques.

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