Accéder au contenu principal

Le simple fait de parler ou de respirer suffirait-il à propager le Covid-19?

Masques de protection à vendre dans une boutique de Berlin, le 3 avril 2020.
Masques de protection à vendre dans une boutique de Berlin, le 3 avril 2020. REUTERS/Michele Tantussi

Le simple fait de parler et même de respirer pourrait suffire à propager le Covid-19. C'est en tout cas le message qu'a fait passer la National Academy of Sciences à la Maison Blanche. Une découverte qui pourrait renforcer l'intérêt et le rôle des masques pour se protéger du virus. Le gouverneur de New York recommande d'ailleurs à chacun de sortir le visage couvert.

Publicité

On sait que le Covid-19 se propage dans l'air lorsqu'une personne tousse ou éternue. Mais depuis mercredi 1er avril, le président d'un comité de la vénérable National Academy of Sciences américaine met en garde contre un supposé nouveau mode de transmission du virus. Dans une lettre adressée à la Maison Blanche, le professeur Harvey Fineberg explique que les micro-gouttelettes en suspension générées par la parole ou la respiration pourraient bien également contenir le Covid-19 et le propager.

Pour l'instant, le conditionnel reste de mise et des recherches doivent encore être effectuées. Mais le scientifique se fonde sur une expérience de l'université du Nebraska menée dans un hôpital chinois. L'étude met en évidence que le virus peut rester en suspension dans l'air lors du nettoyage du sol ou lorsqu'une personne se déplace. Ainsi, même une légère pression de l'air comme celle exercée par la parole ou la respiration, pourrait suffire à propager le virus sans qu'un violent éternuement soit nécessaire.

Selon la National Academy of Sciences, ces gouttelettes en suspension suffiraient à infecter une personne qui croiserait leur route. Mais la durée de survie du virus dans l'air reste encore inconnue et dépendrait notamment de la quantité de virus expulsée lorsqu'une personne parle.

Le professeur Fineberg souligne enfin que si le risque existe dans une pièce fermée, il est quasiment nul à l'air libre, où le vent disperse rapidement les micro-gouttelettes.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.