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Guerre technologique: Washington ordonne de nouvelles sanctions contre Huawei

Depuis le début de la guerre commerciale avec la Chine, les autorités américaines font tout pour limiter la présence aux États-Unis de la firme chinoise.
Depuis le début de la guerre commerciale avec la Chine, les autorités américaines font tout pour limiter la présence aux États-Unis de la firme chinoise. NICOLAS ASFOURI / AFP

Les tensions entre Les États-Unis et la Chine ne retombent pas. Le gouvernement américain veut interdire à Huawei l'accès à la technologie américaine pour le développement des semi-conducteurs à l'étranger. Cette nouvelle mesure risque de tendre encore plus les relations entre Washington et Pékin.

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Placé il y a tout juste un an sur une liste noire, le géant chinois des télécoms ne pouvait plus faire affaire avec les entreprises américaines. Mais cela n'empêchait pas Huawei de contourner ces restrictions. Des entreprises étrangères utilisaient en effet les programmes informatiques et le savoir-faire américain pour fabriquer des semi-conducteurs destinés au groupe chinois ou à ses filiales.

Cette pratique est désormais interdite. Le département du Commerce la considère comme une menace pour la sécurité nationale.

Ce samedi, réponse indignée de Pékin, qui a exhorté les États-Unis à mettre fin à la « répression déraisonnable de Huawei et des entreprises chinoises ». « Le gouvernement chinois défendra fermement les droits et intérêts légitimes et légaux des entreprises chinoises », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, ajoutant que les initiatives de l'administration Trump « détruisaient les chaînes mondiales de fabrication, d'approvisionnement et de valeur ».

Succès mitigé sur la 5G

Depuis le début de la guerre commerciale avec la Chine, les autorités américaines font tout pour limiter la présence aux États-Unis de la firme chinoise. Washington accuse Huawei de travailler avec les autorités de Pékin et donc de présenter un fort risque d'espionnage.

C'est dans cette même optique que les Américains s'évertuent à convaincre leurs alliés de bannir le Chinois de l'accès au marché des équipements pour la 5G, la nouvelle norme de la téléphonie mobile qui doit démultiplier vitesse et capacité de transmission. Avec un succès mitigé, toutefois : Londres et l'Union européenne autorisent l'utilisation de certains composants Huawei dans la future infrastructure 5G.

Trump ne veut plus parler à Xi Jinping

Ces nouvelles restrictions imposées à Huawei s'appliqueront dans quatre mois. Un délai pendant lequel les semi-conducteurs déjà produits pourront encore être livrés.

Toujours est-il que ces nouvelles sanctions devraient encore tendre des relations déjà mises à mal par la pandémie de Covid-19, qui a démarré en Chine. Ce que Donald Trump a encore reproché vendredi à Pékin. La veille, il avait menacé de rompre toute relation avec le géant asiatique et assuré qu'il ne souhaitait plus parler « pour le moment » à son président Xi Jinping.

Taïwan en ligne de mire

Cette décision pourrait poser de sérieux problèmes aux grands groupes taïwanais de fabrication de semi-conducteurs qui fournissent Huawei. Coïncidence de calendrier ou non, Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine, a salué dans la nuit un investissement de 12 milliards de dollars en Arizona par le géant taïwanais des puces électroniques TSMC, grand fournisseur d'Apple.

Mike Pompeo a placé cet investissement sur le plan stratégique et en a profité pour indirectement critiquer le régime chinois. « L'annonce de TSMC arrive à un moment critique, où la Chine essaye de dominer les hautes technologies et de contrôler des secteur cruciaux », a-t-il écrit dans un courriel diffusé après minuit ce vendredi.

À écouter : Installation d'une usine Huawei en France: «Cela n’altérera pas notre ambition en matière de sécurité nationale»

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