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Coronavirus: le Brésil s’approche du bilan espagnol avec plus de 1000 morts en 24h

Un médecin enregistre le décès d'une Brésilienne probablement atteinte du Covid-19 aux côtés d'une de ses amies, à Manaus le 27 mai 2020
Un médecin enregistre le décès d'une Brésilienne probablement atteinte du Covid-19 aux côtés d'une de ses amies, à Manaus le 27 mai 2020 REUTERS/Bruno Kelly

Le Brésil a enregistré jeudi 28 mai 1 156 morts et un record national d’infections au Covid-19 sur les dernières 24 heures. Considéré comme l’épicentre de la pandémie, le pays est le deuxième le plus infecté au monde, et le sixième le plus endeuillé, avec un total de 26 754 morts.

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Le ministère brésilien de la Santé a répertorié quelque 26 417 nouvelles contaminations, pour un total de 438 238. En termes d’infections, le géant sud-américain n’est dépassé que par les États-Unis, qui en comptent plus d'1,7 million.

Le Brésil a également connu jeudi son troisième pire bilan quotidien en termes de décès, avec 1 156 morts, pour un total de 26 754 depuis le début de la pandémie. Sixième pays le plus endeuillé de la planète, il est désormais proche de l'Espagne et de la France (respectivement 27 119 et 28 662), selon un comptage de l'AFP arrêté jeudi soir.

Des chiffres quinze fois inférieurs à la réalité, 4 211 décès en cours d'étude

Rapportés à sa population de 210 millions d'habitants, les chiffres du Brésil sont moins funestes que d'autres pays, avec un taux de 125 morts par million d'habitants. Ce taux est de plus de 300 aux États-Unis et de 580 en Espagne.

Les scientifiques estiment toutefois que les chiffres officiels pourraient en réalité être quinze fois inférieurs à la réalité, cela car les tests ne sont pas pratiqués de manière massive. De plus, 4 211 décès seraient encore en cours d’étude, selon le quotidien Folha de São Paulo.

Tension entre Brasilia et les États

La pandémie progresse au Brésil dans un climat de tensions exacerbées entre les gouverneurs, en faveur des mesures de confinement, et le président Jair Bolsonaro, qui les considère comme une ruine économique.

La plupart des États ont imposé des mesures de confinement partielles, même si certains ont déjà commencé à les assouplir ou ont annoncé qu'ils le feraient bientôt. Le système de santé atteint dans certains cas la saturation.

L'État de São Paulo, le plus riche et le plus peuplé, est aussi celui qui compte le plus de cas et de décès, avec 6 980 morts ce jeudi et près de 100 000 personnes infectées. Mercredi, le gouverneur libéral João Doria a annoncé une prolongation jusqu'au 15 juin du confinement, tout en permettant la réouverture de commerces dans certaines régions en fonction de la persistance de l'épidémie.

L'État de Rio de Janeiro est le deuxième en termes de morts (4 846) et de contaminations (44 886). D'autres États, comme l'Amazonas et le Pará dans le Nord, ou le Céará, dans le Nord-Est, présentent des taux de mortalité supérieurs ainsi que des niveaux de saturation hospitalière inquiétants.

Ministère sans capitaine et l’ex-capitaine en pleine tourmente

Le président d’extrême-droite Jair Bolsonaro fait également face à une crise politique. En pleine pandémie, deux ministres de la Santé ont quitté le gouvernement en moins d’un mois et le dossier se retrouve piloté par son numéro 2, en pleine pandémie.

Le président et ancien capitaine de l’armée enchaîne également les polémiques. La fuite d’une vidéo d’une réunion ministérielle a mis le feu aux poudres, montrant les volontés de Jair Bolsonaro d’interférer dans le judiciaire, notamment. Les demandes de destitution s’accumulent également.

(avec AFP)

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