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Etats-Unis

Grand jury de Ferguson: activistes et FBI sur le qui-vive

La police tire des gaz lacrymogènes face aux manifestants, le 18 août 2014.
La police tire des gaz lacrymogènes face aux manifestants, le 18 août 2014. REUTERS/Lucas Jackson

Le grand jury de Ferguson dans le Missouri doit se réunir à nouveau ce lundi 24 novembre, 108 jours après le décès de Mike Brown. L’adolescent noir n’était pas armé lorsqu’il a été tué le 9 août par Darren Wilson, un policier blanc. Les émeutes raciales qui ont suivi ont ravivé des plaies que les Américains croyaient refermées. Une décision sur l’inculpation ou non de Darren Wilson est attendue dans l’inquiétude, mais rien de dit que le grand jury sera prêt cette semaine.

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Avec notre envoyée spéciale à Ferguson, Anne-Marie Capomaccio

Les vacances de novembre ont été avancées pour les élèves de Ferguson, les écoles sont fermées dimanche et lundi. Le gouverneur a décrété l’état d’urgence, le FBI a envoyé une centaine d’agents, les organisations de droits civiques ont dépêché des avocats, à la disposition d’éventuels manifestants interpelés.

Les appels au calme se sont multipliés, comme celui du père de la victime. Mike Brown sénior s’est adressé aux jeunes de Ferguson : « Quelle que soit la décision du grand jury, je ne veux pas que mon fils soit mort pour rien. Je souhaite que sa mort mène à de réels changements. Des changements pacifiques. »

Les activistes qui portent le mouvement depuis l’été sont en colère. Ils sont las de cette attente qui se prolonge, et comme Deray McKesson, ils n’ont aucune confiance dans le processus judiciaire : « Nous avons des raisons de ne pas avoir confiance dans ce processus. Je reste très modérément optimiste sur la mise en examen du policier, mais il ne semble pas que ce sera le cas. Le gouvernement ici nous a menti en permanence, et on voit bien que la vie des Noirs n’a aucune valeur. »

Deray McKesson vient du Minnesota. Cet enseignant noir est l’un des leaders du mouvement qui a submergé Ferguson, où il passe tous ses week-ends depuis presque quatre mois. Dans la banlieue de Saint-Louis, les communautés se préparent, chacune dans sa bulle. Les uns se barricadent et achètent des armes, les autres organisent la réponse à la décision du grand jury.

Je pense qu’il doit être mis en examen parce qu’il a tué un jeune homme… Il a tué un enfant de 18 ans qui marchait dans la rue!

Même à l'office du dimanche, à Ferguson, la tension est palpable

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