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etats-unis / iran

L'américaine Sarah Shourd libérée en Iran nie les accusations d'espionnage

« Nous n'avons commis aucun crime. Nous ne sommes pas des espions », a déclaré Sarah Shourd lors d'une conférence de presse à New York dimanche 19 septembre 2010.
« Nous n'avons commis aucun crime. Nous ne sommes pas des espions », a déclaré Sarah Shourd lors d'une conférence de presse à New York dimanche 19 septembre 2010. Reuters/Eric Thayer

L'Américaine Sarah Shourd, libérée par l'Iran après y avoir été détenue plus d'un an avec deux amis sur des accusations d'espionnage, a assuré dimanche 19 septembre 2010 n'avoir jamais eu l'intention de traverser la frontière entre l'Irak et l'Iran. La randonneuse américaine demande que ses deux compagnons soient aussi remis en liberté.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Sarah Shourd qui faisait partie des trois américains emprisonnés par l’Iran est arrivée aux Etats-Unis en fin de journée dimanche 19 septembre 2010. Dans une brève déclaration, elle a remercié tous ceux qui ont contribué à sa libération, mentionnant notamment l’Ayatollah Khamenei, le président Ahmadinejad, le sultan d’Oman, la Suisse et le gouvernement américain.

Les cheveux courts, sans le voile qu’elle avait dû porter lors de ses précédentes déclarations à Téhéran et à Mascate, Sarah Shourd a plaidé pour la libération de son fiancé Shane et de son ami Josh :

« Nous ne sommes ni des criminels, ni des espions. Si nous avons franchi la frontière, c’était parce qu’elle était mal indiquée », a-t-elle expliqué. Elle n’a pas caché que sa joie d’être libre était tempérée par l’absence à ses côtés des deux autres randonneurs. « La seule chose qui m’a permis de passer de la prison à la liberté, en les laissant derrière, c’était de savoir qu’ils souhaitaient de tout leur coeur voir mes souffrances prendre fin », a-t-elle ajouté, louant leur altruisme.

Un petit air de propagande iranienne

Certains passages de ce message, lu avec une pointe d’émotion, avaient parfois un petit air de propagande iranienne, de façon sans doute à ne pas indisposer Téhéran et à l’inciter à relâcher les deux autres prisonniers. Leurs mères ont d’ailleurs demandé une audience au président Ahmadinejad qui se trouve à New-York pour l’assemblée générale des Nations unies.

Sur la chaine ABC, le leader iranien a qualifié la libération de Sarah Shourd de « grand geste humanitaire » et a suggéré qu’en retour les Etats-Unis relâchent huit iraniens. Lorsque la journaliste lui a demandé s’il gardait les deux américains pour les échanger contre des prisonniers détenus notamment pour trafic d’armes, il a répondu: « Comment pouvez-vous dire que ce sont des criminels ? Etes-vous juge ? »

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