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Etats-Unis / Elections de mi-mandat

Après le revers des démocrates quelle perspective pour Obama?

Le président américain Barack Obama appelle le républicain John Boehner, futur président probable de la Chambre des représentants.
Le président américain Barack Obama appelle le républicain John Boehner, futur président probable de la Chambre des représentants. REUTERS/Pete Souza/White House/Handout

Les républicains ont désormais la majorité à la Chambre des représentants et dix sièges de gouverneurs passent dans leur camp. Après le revers ainsi subi par les démocrates  comment les Américains envisagent-ils l'avenir ? Nos correspondants et envoyées spéciales font le point sur les conséquences du vote de ce mi-mandat.

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Avec notre correspondant à New York, Jean-Louis Pourtet

Notre dossier spécial

Barack Obama a tout intérêt désormais à travailler avec les républicains comme l’avait fait jadis Bill Clinton car c’est l’un des messages de cette élection : les Américains souhaitent une entente bipartisane. Les deux camps, au moins au départ, donnent des signes qu’ils veulent effectivement travailler ensemble. Barack Obama a téléphoné à Joan Benner, pour le féliciter. Celui qui sera probablement le nouveau président de la Chambre, s’est dit de son côté prêt à coopérer, mais à une condition, que le président change de cap.

Comme l’a dit l’ancien maire de New York, Rudolph Giuliani, Obama va donc montrer au cours des deux prochaines années, s’il est idéologue ou pragmatique. S’il est idéologue, il adoptera la méthode Truman. En 1948, submergé par un raz-de-marée républicain, le président démocrate avait décidé de poursuivre néanmoins son programme législatif de nager à contre-courant et il avait réussi.

Si Obama est pragmatique, il adoptera la méthode Clinton. En 1994, même scénario. Les républicains enlèvent la chambre. Mais en fin politique, Clinton accepte des compromis avec la nouvelle majorité, et lorsqu’une loi est acceptée, il en prend le crédit à son compte. Mais il faut pour cela de la souplesse ce qu’Obama ne semble pas posséder.

Les républicains pour leur part, ne peuvent pas être trop intransigeants. Ils ne peuvent pas continuer à dire constamment non, comme ils l’ont fait jusqu’à présent, car ils doivent maintenant agir de façon responsable, puisqu’ils ont le pouvoir, ils doivent produire des résultats. Sinon dans deux ans ils seront de nouveau renvoyés au fond de la classe.

Les républicains, le retour

Avec notre envoyée spéciale à Chicago, Michèle Gayral

D'abord, cette victoire ne fait pas immédiatement des républicains les maîtres du Capitole. Il leur faudra attendre janvier pour que s'installe le nouveau Congrès issu de ces élections. Jusque-là c'est le même Parlement, appelé « canard boîteux », qui continuera à siéger. Ce délai ne les empêchera pas de préparer leur entrée en force, et le remplacement de Nancy Pelosi qu'ils détestent, mais qu'ils devront supporter encore un peu à son poste, par leur propre candidat à la présidence de la Chambre, en principe John Boener.

Temps également mis à profit pour configurer avec le président une future cohabitation, plutôt bancale puisque le Sénat reste, de justesse, à majorité démocrate. Ensuite, les républicains devront tenter de montrer à leurs électeurs que les choses peuvent réellement changer puisqu'ils dominent la Chambre basse. Mais mettre en oeuvre leur programme, de réduction des impôts par exemple, y compris ceux des plus riches, ou de démantèlement de la réforme du système de santé, ne sera pas facile.

Ils sont divisés, entre les modérés et les Tea Party, plus radicaux. Et Barack Obama peut les neutraliser, surtout en utilisant son droit de veto. Bien qu'il ne soit dans l'intérêt ni du Congrès ni de la Maison Blanche d'entrer dans une phase de blocage total. D'ailleurs c'est une situation relativement courante dans l'histoire institutionnelle des Etats-Unis que ces revirements électoraux et la classe politique a appris à les gérer. En procédant quand il le faut à des compromis.
 

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