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Chili

Chili : des chômeuses en grève de la faim au fond d'une mine

Le groupe des 33 chômeuses, en grève de la faim, au fond de la mine « El Chiflon del Diablo », le 17 novembre 2010.
Le groupe des 33 chômeuses, en grève de la faim, au fond de la mine « El Chiflon del Diablo », le 17 novembre 2010. REUTERS/Jose Luis Saavedra

Comme les 33 mineurs bloqués pendant deux mois et demi à 600 mètres de profondeur, 33 femmes se sont retranchées sous terre au fond d’une mine désaffectée, au sud du Chili, à 550 km au sud de Santiago. Elles demandent que les emplois soient sauvegardés dans les zones sinistrées par le séisme et le tusnami de février dernier, et pour se faire entendre elles ont entamé une grève de la faim depuis le 17 novembre. 

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Avec notre correspondante à Santiago, Claire Martin

Se faire remarquer, c’est ce que cherchaient ces femmes. Elles sont un millier à réclamer du travail. Trente-trois d'entre elles se sont enfermées dans la mine El Chiflon del Diablo, une ancienne mine de charbon aujourd’hui ouverte aux touristes. A 900 mètres de profondeur, elles ont commencé une grève de la faim.

Leur porte-parole Ivana Anavalon s'en explique : « C’est un acte de désespoir parce que nous tentons de nous faire entendre depuis le mois d’août  organisant des réunions, des manifestations. Nous avons manifesté devant le Congrès, devant le palais présidentiel ».

Et jusqu’ici rien. Il y a encore une dizaine de jours, elles faisaient partie du Corps militaire du travail. Un emploi d’urgence créé suite au tremblement de terre du 27 février pour déblayer les rues, construire des abris d’urgence. Un emploi organisé par l’armée à durée déterminée. Elles sont aujourd’hui sans travail et sans ressources.

« Il n’y a pas d'emploi ici, poursuit Ivana Anavalon. Après le tremblement de terre, beaucoup d’entreprises ont fermé, certaines professions ont disparu, du coup il n’y a pas d’alternative. Nous voulons un travail, mais pas sous les ordres des militaires, nous voulons un travail normal. La majorité d’entre nous n’a pas fait d’études, il est donc encore plus difficile de trouver du travail ».

Le gouvernement du président Sebastian Pinera a prévenu. Il ne créera pas de nouveaux emplois d’urgence.

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