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France / Chili

L'ouverture à Paris du procès de la dictature chilienne

Le palais de justice de Paris, qui abrite la cours d'assises.
Le palais de justice de Paris, qui abrite la cours d'assises. Site officiel du ministère de la Justice

La France organise à partir de ce mercredi matin 8 décembre, un procès historique des crimes imputés à la dictature d'Augusto Pinochet au Chili entre 1973 et 1990, à travers l'examen de la disparition de quatre Français. Quatorze Chiliens, presque tous militaires, comparaissent par défaut devant la cour d'assises de Paris jusqu'au 17 décembre prochain. Ils sont poursuivis pour enlèvements et séquestrations avec actes de torture et de barbarie, des faits passibles de la réclusion à perpétuité.

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C'est un procès pour l'histoire. Pour la première fois une cour de justice va se pencher sur les années sombres du Chili. Exceptionnellement, et comme pour le procès du criminel nazi Klaus Barbie à Lyon en 1987, une camera va même entrer dans la salle de la cour d'assises de Paris.

Le dossier porte sur la disparition, sous la dictature, de quatre Français : Georges Klein conseiller au cabinet du président Allende, Etienne Pesle, Alphonse Chanfreau et Jean Yves Claudet-Fernandez des opposants au régime de Pinochet. Mais les proches de ces disparus ne verront pas les tortionnaires.

Car les 14 militaires chiliens dont le principal accusé est Manuel Contreras l'ancien chef de la Dina, la police secrète du régime, ne viendront pas en France et ne seront pas non plus représentés. Certains d'entre eux ont déjà été condamnés pour d'autres faits et sont détenus ou assignés à résidence au Chili, mais en refusant de répondre à la convocation de la justice française, les familles de victimes savent bien qu'ils nient l'existence même de leurs crimes.

Les familles des disparus espèrent néanmoins faire de l'audience un moment pour la mémoire. Une trentaine de témoins est attendu à la barre.

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