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Venezuela / Politique

Au Venezuela Hugo Chavez «rend» les pouvoirs spéciaux qui lui avaient été octroyés

Des supporters du président vénézuelien Hugo Chavez passent devant un écran géant montrant la présentation de son rapport annuel devant  l'Assemblée nationale à Caracas, le 15 janvier 2011.
Des supporters du président vénézuelien Hugo Chavez passent devant un écran géant montrant la présentation de son rapport annuel devant l'Assemblée nationale à Caracas, le 15 janvier 2011. Carlos Garcia Rawlins/ Reuters

Le président vénézuélien Hugo Chavez a appelé samedi 15 janvier 2011 les députés de l'opposition au dialogue et à la conciliation dans son intervention annuelle devant l'Assemblée nationale. Il a même promis de rendre les pouvoirs spéciaux en mai prochain.

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Avec notre correspondant à Caracas, François-Xavier Freland

En cette rentrée parlementaire, Hugo Chavez voulait vraisemblablement frapper un grand coup. Celui que l'opposition présente désormais comme une sorte d'apprenti dictateur, a pris tout le monde par surprise. Au bout de plusieurs minutes de sa longue allocution, il annonce qu'il renoncera en mai prochain à ses pouvoirs spéciaux octroyés par la précédente législature en décembre dernier. Ils devaient lui permettre de légiférer par décret, au moins jusqu’au printemps 2012, afin notamment de faire face aux conséquences des récentes pluies diluviennes.

«Pour que personne d'entre vous ne se sente lésé, ou limité, je vous rends les pouvoirs spéciaux de la loi habilitante. Je te la rends ! Je n'ai aucun problème, je vais juste travailler plus dur et plus rapidement» a déclaré le président vénézuélien.

Arrivé sous les vivas de ses supporteurs aux chemises rouges, rassemblés devant l'Assemblée nationale, Hugo Chavez, costume bleu foncé sobre, écharpe présidentielle, loin du kaki militaire, s'est voulu plus conciliant. Face à lui, les députés de l'opposition, muets, esseulés dans un coin de l'hémicycle, régulièrement conspués par les sympathisants du comandante, semblaient boire du petit lait.

S'éternisant parfois sur les bénéfices de sa politique, Hugo Chavez s'est emballé sur les complots qui le visent, parlant même de terrorisme médiatique international. Néanmoins, le président vénézuélien a semblé vouloir calmer le jeu, invitant les députés de gauche et de droite, à débattre. Après tout, s'est-il exclamé, «Vous, moi, ne sommes que des êtres humains».
 

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