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La revue de presse des Amériques

A la une : campagne de vaccination à Abbottabad

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Le New York Times reprend et complète les informations du journal britannique The Guardian : dans les mois précédant le raid des Navy Seals qui a conduit à la mort d’Oussama Ben Laden, la CIA a organisé une fausse campagne de vaccination à Abbottabad. L’idée était d’obtenir des échantillons d’ADN qui auraient prouvé que c’était bien lui et sa famille qui se cachaient dans la résidence soigneusement protégée par de hauts murs. Des tests d’ADN qui « auraient prouvé » parce que l’opération a échoué. Aucun membre de la famille n’est venu se faire vacciner. Le New York Times révèle que la CIA avait recruté un médecin pakistanais, Shakil Afridi pour organiser cette campagne de vaccination. Depuis, ce médecin a été arrêté par les Pakistanais pour collaboration avec les Etats-Unis. Il est toujours en détention selon le journal américain.

Le plafond de la dette toujours pas résolu aux Etats-Unis

Les négociations entre Barack Obama et les républicains sur le plafond de la dette sont toujours dans l’impasse et la presse désigne les coupables : le New York Times publie un éditorial intitulé « Quand l’idéologie l’emporte sur l’économie » dans lequel il renvoie la responsabilité aux républicains. « Il y a un énorme fossé entre la logique et le cœur des républicains et Barack Obama l’a mis en lumière hier » écrit le journal. Le président américain a en effet durement critiqué la position des républicains parlant d’un « hold-up ». « Le hold-up, analyse le New York Times, c’est que les républicains poursuivent un objectif idéologique lorsqu’ils veulent contraindre le gouvernement à réduire les taxes et les impôts alors que toutes les nouvelles dépenses sont largement couvertes par la réduction des dépenses ».

« Le rejet systématique des républicains était très clair samedi dans la nuit quand John Boehner, le président de la chambre des représentants a été contraint d’abandonner un plan qu’il avait élaboré avec le président Obama et qui prévoyait une réduction du déficit de 4 000 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années. Maintenant, les négociateurs tentent de se mettre d’accord sur une réduction du déficit d’environ 2 000 milliards de dollars » analyse le journal. « Les conséquences de l’attitude des républicains sont désastreuses » estime le New York Times.

La tonalité est similaire dans le Washington Post. « Les deux côtés ne portent pas la même responsabilité dans le blocage actuel » écrit en titre le quotidien américain. « Les politiciens et les commentateurs, rejettent la faute du blocage sur les deux parties ». « C’est faux » estime le Washington Post. « La vérité c’est que les démocrates ont clairement montré qu’ils étaient prêts à des compromis et que les républicains ont tout aussi clairement montré qu’ils ne l’étaient pas ».

Scandale financier au Chili

Le Chili confronté à un scandale financier digne de la crise des subprimes aux Etats-Unis. « Les clients de la grande chaîne de magasins Polar sont dépités » si l’on en croit le titre ce matin du journal La Nacion. Cette chaîne de magasins proposait à ses clients une carte de crédit maison et pour masquer ses difficultés financières, elle a revendu les créances des clients augmentant de fait leur endettement. L’accord que leur propose Polar est bien loin de leurs espérances. En l’état actuel, ils ne récupèreront que très peu des intérêts qu’ils ont payés en plus. La Nacion cite l’exemple de cette femme qui a obtenu un crédit de 80 000 dollars et devait en rembourser 500 000. Avec les propositions de Polar elle devra encore en débourser 300 000.

Le Chili devant la Cour de justice de La Haye

Plusieurs contentieux latino-américains iront devant la Cour de justice de La Haye.
 « La Bolivie présente ses revendications maritimes devant la Cour internationale de justice » titre La Nacion. « Le gouvernement bolivien profite du contentieux entre le Pérou et le Chili pour soumettre lui aussi aux juges de La Haye sa revendication pour un accès à la mer » explique le journal. « C’est le président bolivien, Evo Morales qui l’a annoncé hier » explique La Nacion. Un contentieux hérité de l’Histoire au même titre que celui qui oppose le Pérou et le Chili sur les frontières maritimes. La Nacion rappelle qu’en mars dernier Evo Morales avait déjà annoncé qu’il utiliserait « tous les tribunaux et les organismes internationaux pour obtenir un accès souverain au Pacifique ». C’est donc fait.

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