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France

France: les statistiques ethniques, une arme contre les injustices ?

Dans les textes constitutionnels, l’Etat français reconnaît les individus, pas les communautés.
Dans les textes constitutionnels, l’Etat français reconnaît les individus, pas les communautés. Cate Gillon / Getty Images

Invités par Washington, de jeunes élus français de la diversité sont revenus des Etats-Unis avec de nombreuses propositions. Parmi elles, la relance du débat sur le recensement des minorités.

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Combattre les inégalités par les statistiques ethniques, c’est le projet de dix jeunes élus de banlieue. En voyage aux Etats-Unis pour échanger sur la question de la diversité, les dix membres de l'Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld) sont rentrés avec cet «outil» dans leurs bagages. Pour ces jeunes, de tous bords politiques et essentiellement d’origine maghrébine, le modèle américain et son utilisation massive des statistiques ethniques par les entreprises et les institutions renforcent la «cohésion républicaine».

Selon Leila Leghmara, membre de l’Aneld et conseillère Nouveau centre à Colombes, « Il faut évaluer la discrimination à l’embauche, au logement… Les statistiques ethniques ne sont pas une solution mais elles permettraient de commencer le débat par un état des lieux de la diversité à tous les niveaux de la société ». Un recensement qui pourrait révéler les injustices pour ensuite les corriger à coup d’« affirmative action », expression américaine que préfère Leila Leghmara à sa traduction française : « discrimination positive ».

Un projet impossible ?

Si les jeunes élus se donnent rendez-vous en septembre pour lancer des propositions, un projet de statistiques ethniques semble, pour l’heure, impossible dans l’Hexagone. Dans les textes constitutionnels, l’Etat français reconnaît les individus, pas les communautés. Alors ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy s’était intéressé au sujet avant de reculer sous les critiques de la gauche et des associations. Président de l’association les Indivisibles, Gilles Sokoudjou n’est pas contre l’usage de statistiques ethniques sous la condition de « laisser le choix aux personnes de se définir et de ne pas laisser l’Etat les assigner dans une catégorie ». Un tel dispositif permettrait, selon lui, de « tordre le cou aux fantasmes du jeune noir et arabe délinquants et de mesurer les vraies carences et avancées de la société ». 

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