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Pérou

Ollanta Humala prend la tête du Pérou

Ollanta Humala, nouveau président péruvien, va prêter serment ce 28 juillet 2011.
Ollanta Humala, nouveau président péruvien, va prêter serment ce 28 juillet 2011. Wikimédia

« Le bon, le moins bon et le très moche », la presse péruvienne a des relents de western spaghetti pour résumer le bilan du deuxième mandat du président Alan Garcia. En effet, c’est d’un pays partagé dont va hériter le nouveau chef d’Etat Ollanta Humala qui prend les rênes du Pérou ce jeudi 28 juillet 2011. Et entre de bons chiffres macroéconomiques et un tiers de la population qui vit toujours dans la pauvreté, c’est à un véritable numéro d’équilibriste que va devoir se livrer le nouveau président péruvien.

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Avec notre correspondant régional, Eric Samson

En 1990, à la fin de son premier mandat catastrophique, Alan Garcia avait été sifflé au Congrès. Aujourd’hui, il ne sera pas présent alors que son bilan est cette fois plus présentable.

Sur le plan économique, la croissance péruvienne annuelle a été de plus de 7% lors du quinquennat. L’inflation ne dépasse pas les 3% et le Pérou dispose de 35 milliards d’euros de réserves. Un capital que la population même la plus pauvre ne veut pas gaspiller selon le père Hubert Boulanger qui travaille dans un quartier pauvre de la capitale.

« Les gens ne sont pas prêts actuellement à voir une baisse de cette réserve. Parce que s’il y a un frein à la croissance, les secteurs populaires seront les premiers à percevoir une baisse du pouvoir d’achat ».

Ollanta Humala a conservé le ministre de l’Economie de son prédécesseur. Selon le père Boulanger, il veut rassurer les marchés. « Les choix faits avant la prise de fonction sont très rassurants pour tout le mode. Il a choisi des ministres dans la palette qui lui était proposée par les gouvernements antérieurs pour garantir une certaine stabilité mais en même temps les gens veulent aussi se rassurer sur la possibilité d’un changement ».

Et la patience des Péruviens les plus pauvres risque d’être courte dans un pays où les conflits sociaux souvent violents se sont multipliés.

La chanteuse Susana Baca à Lima, en septembre 2010.
La chanteuse Susana Baca à Lima, en septembre 2010. AFP PHOTO/CRIS BOURONCLE

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