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Chili

Au Chili, les incendies prennent une dimension politico-ethnique

L'équipe de sauvetage transporte le corps d'un pompier, à la suite des incendies dans la commune de Carahue, au sud de Santiago, le 5 janvier 2012.
L'équipe de sauvetage transporte le corps d'un pompier, à la suite des incendies dans la commune de Carahue, au sud de Santiago, le 5 janvier 2012. REUTERS/Hector Andrade

Une vague d'incendies de forêts dans le sud du Chili a viré au tragique avec la mort d'au moins 6 pompiers alors qu'ils combattaient les flammes dans le sud du pays. Ces incendies ont aussi pris une dimension politico-ethnique. Les autorités mettent en effet sur le compte d'activistes indiens Mapuche l'origine criminelle des feux.

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Sebastian Pinera a provoqué le choc, jeudi 5 janvier, à la télévision chilienne. « Nous avons décidé de déposer une plainte au pénal. En invoquant la loi anti-terroriste. Nous avons des informations fiables qui nous laissent présumer que derrière ces incendies il y avait une intention criminelle », a déclaré le président chilien.

Parmi la série d'incendies ravageurs ayant anéanti, depuis dix jours, 56 000 hectares de forêt en Patagonie et jusque dans la région Biobio, Sebastian Pinera se réfère ici au feu qui a causé la mort, hier, de six pompiers employés d'une entreprise forestière dans la commune de Carahue.

Les six hommes se sont retrouvés instantanément encerclés par les flammes, mais ce qui nourrit surtout les soupçons c'est la revendication récente, par un groupe Mapuche, de la destruction dans la même zone, et par le feu toujours, d'engins forestiers et d'un hélicoptère. Revendication justifiée par la mort, il y a quatre ans, d'un étudiant Mapuche victime du tir d'un policier.

Depuis longtemps les Mapuche, première communauté indienne du Chili, donnent du fil à retordre au gouvernement chilien, parce qu'ils s'estiment dépossédés de leurs terres ancestrales dans le sud du pays. Certains ont choisi des actions radicales, et Santiago leur applique les vieilles lois anti-terroristes de la dictature Pinochet, ce que déplorent les organisations de droits de l'homme. 

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