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Etats-Unis

Etats-Unis : une plongée dans l’univers d’Oussama ben Laden

La maison de Ben Laden, où ont été retrouvées les « lettres d’Abbottabad ».
La maison de Ben Laden, où ont été retrouvées les « lettres d’Abbottabad ». AFP PHOTO/ AAMIR QURESHI

Ce sont cent-soixante-quinze pages rédigées en arabe. Des lettres écrites ou reçues par Oussama ben Laden. Elles ont été récupérées par les forces américaines lors de l'assaut contre le chef d'al-Qaïda dans sa maison d'Abbottabad au Pakistan, l'an dernier. Les Etats-Unis ont en fait récupéré des milliers de documents à cette occasion. Et ils viennent de déclassifier dix-sept missives prouvant que malgré son isolement, Oussama ben Laden restait en contact avec ses sympathisants. Mais dans ces quelques lettres, rien de véritablement nouveau n'apparaît.

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Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes

Cela ne fait aucun doute. Les dix-sept lettres rendues publiques le 3 mai ont été soigneusement choisies par le gouvernement américain. Quelque deux cents pages de documents, et pas de vraies révélations. La plupart des informations importantes contenues dans ces lettres avaient déjà fuité au cours des douze derniers mois.

L’on savait déjà, par exemple qu’Oussama ben Laden avait conseillé, en mai 2010, d’abattre l’avion de Barack Obama ou du général David Petraeus, à l’occasion d’une arrivée en Afghanistan ou au Pakistan.

Mais les lettres déclassifiées jeudi apportent quelques précisions. Ben Laden espère ainsi propulser à la tête des Etats-Unis, un vice-président « absolument pas préparé pour le poste, ce qui conduira le pays dans la crise », écrit le chef d’al-Qaïda.

Les documents laissent également entrevoir certains débats au sein d’al-Qaïda. Oussama ben Laden s’inquiète, par exemple, de l’image de l’organisation dont les attentats provoquent, « des victimes inutiles » parmi les populations musulmanes.

Dans une autre missive, le chef d’al-Qaïda refusait aux shebabs somaliens leur affiliation à al-Qaïda afin d’obtenir plus facilement le soutien des commerçants de la péninsule arabique, et l’adhésion des populations locales au combat des moudjahidines.

Deux prises de position qui avaient valu à Oussama ben Laden d’essuyer de vives critiques de la part d’autres responsables d’al-Qaïda.

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