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La Revue de Presse des Amériques

A la Une : interdire la vente d’armes au Canada ?

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Fusillade lors d'une fête en plein air,  dans le quartier Scarborough, dans la banlieue est de Toronto, au Canada, le 17 juillet 20012.
Fusillade lors d'une fête en plein air, dans le quartier Scarborough, dans la banlieue est de Toronto, au Canada, le 17 juillet 20012. REUTERS/Mark Blinch

Toronto est sous le choc après la fusillade qui a fait deux morts et 23 blessés dont un enfant de 22 mois. Les tirs sont intervenus pendant un barbecue qui rassemblait les habitants d'un quartier. Au lendemain du drame, la presse relance le débat sur la vente libre des armes à feu. « La fusillade de Toronto montre la nécessité d'interdire les armes de poing » titre le Toronto Star. « La fusillade nous a tout d'abord plongés dans un état de choc. Toronto était considérée comme la ville la plus sûre d'Amérique du Nord » commence le journaliste, « Ensuite, nous avons été terrifiés par la  froide indifférence des tireurs qui ont semé la panique au sein d'une foule innocente ». Et le journaliste poursuit : « La police demande au public de fournir tous les éléments susceptibles d'apporter des informations sur le déroulement des faits. Il est important que la population réponde à cet appel. Mais la société dans son ensemble peut faire plus, en interdisant la détention d'armes de poing ». L'auteur de l'article cite les chiffres de la police : 700 000 armes de poing sont légalement enregistrées au Canada. « C'est dans cet arsenal que les criminels piochent leurs armes » assure-t-il. Et le journaliste développe : « Contrairement aux fusils de chasse, les armes de poing n'ont qu'une seule utilité pratique : tuer des êtres humains. Elles ne devraient pas avoir leur place au Canada. Les collectionneurs qui pratiquent le tir comme loisirs pourront effectivement se plaindre et dire qu'interdire la vente d'armes à poing porte atteinte à leur liberté ». Mais l'auteur de l'article conclut : « La liberté de vivre sans être fauché par des tirs de pistolet pèse plus lourd que celle des tireurs amateurs qui veulent continuer à exercer leur sport ». 

Pas d’homosexuels chez les scouts américains

Aux Etats-Unis, les scouts américains ont annoncé qu'ils continueraient à refuser d'incorporer dans leur mouvement les jeunes homosexuels. La décision, annoncée mardi soir, est largement commentée par la presse. « Les scouts réaffirment leur refus de l'homosexualité. Est-ce conforme à l'époque ? » interroge en titre le Christian Science Monitor. Le journal donne la parole à un professeur d'université spécialiste du mouvement. « Les scouts américains se placent du mauvais côté de l'histoire et cette décision risque à terme d'anéantir le mouvement » déclare-t-il. En l'an 2000, une décision de la Cour suprême avait autorisé les scouts à maintenir cette politique d'exclusion des homosexuels parce qu'il s'agit d'une organisation privée. Mais le professeur cité par le quotidien commente : « Ce n'est pas parce que les scouts ont le droit de prendre cette décision qu'elle est conforme à leurs principes ». Un historien du scoutisme américain également cité par le Christian Science Monitor ajoute : « Le mouvement scout n'a pas toujours été conservateur. C'était la seule institution américaine qui acceptait les afro-américains pendant la sécession ». Et il conclut : « Cette décision montre l'influence grandissante des conservateurs religieux dans le scoutisme américain, en particulier, des mormons ». Selon le journal, les mormons, qui représentent 2% de la population américaine, financent le mouvement scout à hauteur d'un quart de son budget.

Les pauvres du Texas victimes de leur gouverneur

Le New York Times revient pour sa part sur la décision de certains gouverneurs républicains... Ils sont au moins six à refuser d'étendre leur programme de couverture santé aux plus pauvres. Pourtant, la nouvelle loi sur la réforme de l'assurance maladie prévoit que cette extension sera intégralement financée par l'Etat fédéral. « L'urgence d'abandonner les pauvres » titre l'éditorialiste du quotidien new-yorkais, qui se penche en particulier sur le cas du Texas. « Un quart des résidents de cet Etat ne sont pas assurés, c'est le pourcentage le plus important du pays. Pourtant, le gouverneur du Texas a récemment annoncé à l'administration Obama qu'il refuserait l'importante manne financière fédérale destinée à réduire cette honteuse statistique » écrit le journaliste. Dans sa lettre à Washington, le gouverneur Perry, a expliqué sa décision par son refus de ce qu'il considère comme « une intrusion du pouvoir fédéral dans les affaires de son Etat ». L'éditorialiste commente : « Cette prise de position satisfera peut être les électeurs de Rick Perry, mais elle n'est rien d'autre qu'un violent coup de poing dans le ventre des millions de texans qui ne sont pas assurés ».

En Colombie, la victoire des indigènes de la région de CAUCA

Le visage en larmes d'un soldat colombien apparait en Une de l'Espectador, barré d'un titre en gros caractères « Déplacés ». « Les indigènes imposent leur loi. La force pacifique de la garde indigène a finalement vaincu face aux militaires » peut-on lire dans le journal, qui raconte : « Armés de leurs seuls bâtons et de leur force de persuasion, les indigènes ont délogé les troupes de la troisième brigade de l'armée qui se trouvaient cantonnées dans la municipalité de Toribio ». Cernés par le conflit qui oppose l'armée à la guérilla, les indigènes exigent qu'ils quittent tous leur territoire ancestral, rappelle le journal. « Plus de 3000 indiens désarmés ont cerné la caserne, des insultes ont été échangées, l'armée a tiré quelques coups de feu, et s'est finalement retirée ». Sur l'une des photos publiée par le quotidien, on voit quatre indiens qui portent un soldat. Selon le journal, les indigènes ont aussi envoyé un communiqué aux FARC pour leur ordonner de se retirer également. Mais la guérilla n'a pas encore bougé.

 

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