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Etats-Unis / ONU

L'Assemblée générale de l’ONU constate l’enlisement au Proche-Orient et des avancées en Afrique

Le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra à la tribune de l'ONU le 26 septembre 2012.
Le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra à la tribune de l'ONU le 26 septembre 2012. REUTERS/Ray Stubblebine

Le débat général de la 67e Assemblée générale des Nations unies s’est achevé lundi 1er octobre sur un constat d’impuissance pour les dossiers du Moyen-Orient. Quelques avancées ont été enregistrées sur les questions africaines. La note d’espoir est attribuée à la Birmanie. Quant à la Palestine, sa présence a été cette année bien discrète.

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Syrie : aucun progrès

Un grand nombre d’orateurs ont abordé la situation en Syrie dans leurs discours devant l’Assemblée générale, et le conflit syrien a fait l’objet de plusieurs réunions. En dépit de cette attention, aucun progrès notable n’a été fait. L’opposition syrienne, dont quelques représentants ont fait le déplacement à New York, s’est vue promettre 15 millions de dollars d’aide supplémentaire par les Etats-Unis, principalement sous forme d’équipement de communication et de formation.

Le front des anti-Assad mise désormais la capacité des insurgés à étendre leur contrôle sur le terrain. « Si l’opposition parvient à s’unifier pour gérer une zone libérée, l’aide internationale prendra une dimension nouvelle, a jugé le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders sur l’antenne de RFI. On pourra alors imaginer une aide militaire pour protéger cette zone des bombardements aériens ».

Retrouvez le discours du ministre syrien Walid Mouallem

Mali : une impulsion politique

Le Mali est le dossier sur lequel cette Assemblée générale a permis les plus grandes avancées. La réunion sur le Sahel organisée par Ban Ki-moon, en présence de François Hollande et de plusieurs chefs d’Etat du continent, a donné l’impulsion politique nécessaire sur ce dossier enlisé depuis des mois. Le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra a officiellement demandé le déploiement d’une force militaire internationale pour aider l’armée malienne à reprendre les territoires occupés du Nord.

Si le principe d’une intervention est acquis, les détails opérationnels demeurent très flous. La composition de cette force, son mandat, son financement et son calendrier de déploiement n’ont pas été décidés. La France va présenter au Conseil de sécurité une résolution que Laurent Fabius veut voir adoptée « dans les jours qui viennent ». Les officiels onusiens sont plus prudents. Les membres du Conseil ne donneront leur feu vert qu’en présence d’un plan détaillé. Cette opération ne débutera vraisemblablement pas avant plusieurs mois.

Retrouvez le discours du Premier ministre malien

La poignée de main entre Paul Kagamé et Joseph Kabila.
La poignée de main entre Paul Kagamé et Joseph Kabila. UN Photo/Eskinder Debebe

RDC / Rwanda : une photo symbole

La poignée de main entre Paul Kagamé et Joseph Kabila pendant cette Assemblée générale est un symbole important. En revanche, la réunion à huit clos consacrée à la situation dans l’est du Congo n’a pas donné de résultats. Plusieurs participants se sont agacés du refus du Rwanda de signer une déclaration conjointe qui devait inclure une condamnation de plusieurs officiers du mouvement rebelle M23.

Iran : la « bombe » de Netanyahu

Le dessin d'une bombe brandi par Benyamin Netanyahu à la tribune de l’ONU pour marteler la nécessité de fixer « une ligne rouge » au programme nucléaire iranien restera comme une image forte de cette 67ème Assemblée générale. Rapidement tournée en dérision sur les réseaux sociaux. Ce dessin est à la fois un pied

Le dessin brandi par Netanyahou à la tribune de l'ONU.
Le dessin brandi par Netanyahou à la tribune de l'ONU. UN Photo/J Carrier

de nez aux diplomates onusiens ("Si vous ne comprenez pas, je vous fais un dessin") et un coup de communication. La « bombe » du Premier ministre israélien était le lendemain à la Une de tous les grands quotidiens américains.

Mahmoud Ahmadinejad de son côté ne s’est pas livré à ses habituelles provocations enflammées, se contentant dans ce qui était sans doute sa dernière apparition à la tribune de l’ONU, d’appeler de ses vœux un « nouvel ordre mondial » au cours d ‘un discours parfois décousu et surréaliste. « Son seul crime cette année, c’était l’incohérence », a résumé un diplomate occidental.

Birmanie : une note d’espoir

Le discours du président birman Thein Sein, le premier président civil depuis cinq décennies, a été un moment marquant de l’Assemblée générale. Thein Sein a appelé la communauté internationale à porter « un regard neuf » sur la Birmanie et assuré qu’elle était sur la voie irréversible de la démocratie.

Palestine : les grands absents

Les Palestiniens ont brillé cette année par leur discrétion. Après avoir brandi l’année dernière à la tribune la demande de reconnaissance de la Palestine, Mahmoud Abbas s’est exprimé en fin de semaine, devant une Assemblée générale à moitié vide. Le président palestinien a indiqué qu’il demandera un statut d’Etat non membre de l’ONU pour la Palestine. Il a pris soin de ne pas donner de date, pour ne pas fâcher le parrain américain avant l’élection présidentielle du 6 novembre. 

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