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Etats-Unis

Etats-Unis: Mitt Romney sous pression avant son premier débat avec Barack Obama

Le premier face-à-face télévisuel entre Mitt Romney et Barack Obama a lieu ce soir, mercredi 3 octobre.
Le premier face-à-face télévisuel entre Mitt Romney et Barack Obama a lieu ce soir, mercredi 3 octobre. REUTERS/Madame Tussauds/Handout

L’élection est dans cinq semaine, mais le premier grand rendez-vous, c’est ce soir, mercredi 3 octobre. Les deux candidats à la Maison Blanche seront face-à-face pour le premier des trois débats télévisés, consacré à l’économie. Pour cette première joute qui se déroule à Denver, la pression repose sur les épaules de Mitt Romney. Le républicain est à la traîne dans les sondages et face au talent d’orateur d’Obama, la partie s’annonce rude.

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Le premier débat télévisé entre Barack Obama et Mitt Romney se déroulera ce mercredi soir à l'université de Denver, aux Etats-Unis. Il s'agit probablement du moment le plus important de la campagne électorale. C'est, en tout cas, le plus suivi par les électeurs américains, loin devant les conventions qui ont eu lieu le mois dernier.

Les chaînes de télévisions qui retransmettent le débat en direct, ce soir, attendent 70 millions de téléspectateurs. Beaucoup d’électeurs indécis - et ils sont encore nombreux - feront leur choix à la lumière des trois débats qui auront lieu d'ici le scrutin du 6 novembre prochain.

Un demi-siècle de débats

Il faut dire que ces débats peuvent tout changer. Ou presque. L’histoire politique des Etats-Unis est parsemée d’anecdotes relatives à ces débats télévisés depuis 1960 et le fameux face-à-face entre Kennedy et Nixon. Le jeune démocrate était parvenu à désarçonner le très expérimenté vice-président républicain.

Ce premier débat télévisé de l’histoire a encore des répercussions sur la manière dont sont organisés les débats d’aujourd’hui. Les équipes de campagne font des demandes très spécifiques : « L’air conditionné doit être réparti de manière égale sur les deux candidats, explique Christopher Hill, ancien ambassadeur américain en Irak et aujourd’hui doyen de l’université de Denver, où se tient le débat. C’est ce que l’on appelle la "règle Nixon", parce qu’en 1960, Nixon avait donné l’impression de transpirer plus, d’avoir des gouttes sur le visage et d’avoir l’air moins à l’aise que Kennedy. Personnellement, je pense que Nixon avait d’autres problèmes, mais la chaleur est souvent citée comme l’un de ces problèmes. Donc, depuis cette époque-là, une attention particulière a été apportée à ce qu’une température égale soit mesurée à chaque pupitre ».

Depuis 1960, on peut citer plusieurs autres moments forts de ces débats télévisés. Il y en a un qui a marqué les esprits. En 1984, Ronald Reagan est candidat à sa propre succession face à Walter Mondale, bien plus jeune que le président sortant (ce que les démocrates ne se gênent pas de faire régulièrement remarquer pour attaquer le président-candidat).

Regardez ce que va dire Ronald Reagan dès le début du débat télévisé :

« Je ne ferai pas de l’âge un thème de cette campagne. Je n’exploiterai pas, pour des raisons purement politiques, le jeune âge et le manque d’expérience de mon adversaire ». Walter Mondale lui-même, rit à cette blague qui fera partie des raisons pour lesquelles Ronald Reagan sera réélu. Mondale était âgé de 56 ans. Reagan en avait 72.

Préparation intensive

Pour le débat de cette année, les deux candidats se sont intensivement préparés. Et celui qui y a passé le plus de temps, c’est Mitt Romney. Huit journées entières, au cours du dernier mois, enfermé avec ses conseillers et son « sparring partner » Rob Portman, sénateur de l’Ohio qui lui a donné la réplique, endossant le rôle de Barack Obama.

Huit jours, c’est énorme, dans une campagne électorale. Il faut dire que Mitt Romney n’est pas foncièrement connu pour ses qualités de débateur et qu’il est en retard dans les sondages : pas sur le plan national, mais dans les sept ou huit Etats où l’élection se jouera, le républicain accuse un retard grandissant sur son opposant.

Les dernières semaines ont été difficiles pour Mitt Romney, avec notamment la publication en ligne de cette vidéo où il affirme que son travail de candidat ne consiste pas à « s’occuper »  des 47% d’Américains qui se « considèrent comme des victimes » et qui « voteront de toute façon pour Barack Obama ».

Le président sortant, lui, s’est préparé durant ces trois derniers jours dans un complexe hôtelier de Las Vegas, dans le Nevada. Son « sparring partner » à lui, c’était John Kerry, ancien candidat à la présidence, battu par George Bush en 2004.

Bien entendu, tout est possible. Mais il faudrait vraiment une contre-performance du président sortant, ou que Mitt Romney soit particulièrement brillant pour parvenir à vraiment écraser son adversaire qui, pour le coup, est considéré comme un très bon orateur et un excellent débateur.

Il est arrivé à trois reprises dans l’histoire des Etats-Unis qu’un candidat à la traîne dans les sondages parvienne à doubler son opposant grâce à sa prestation lors du débat : Kennedy en 1960, Reagan en 1980, et George Bush fils en 2000.

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