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Cuba

Les Cubains entre satisfaction et scepticisme après la suppression annoncée des «permis de sortie»

Les Cubains ont appris la mise en place de la nouvelle politique migratoire via l'organe officiel, «Granma».
Les Cubains ont appris la mise en place de la nouvelle politique migratoire via l'organe officiel, «Granma». AFP PHOTO/ADALBERTO ROQUE

De toutes les réformes lancées par Raul Castro, c’était de loin la plus attendue : la réforme du système de migration. A partir de janvier prochain, les Cubains espèrent pouvoir quitter leur île et voyager, si ce n’est librement au moins plus facilement.

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Comme à leur habitude, les autorités cubaines ont fait l’annonce via l’organe officiel, Granma : à partir du 14 janvier, les Cubains qui veulent se rendre à l’étranger ne devront présenter que leur simple passeport. Fini le temps des permis de sortir, des fameuses « cartes blanches » pour lesquelles il fallait dépenser une petite fortune, qui étaient distribuées à discrétion, mais qui pouvaient toujours être refusées sans explication. Fini aussi le temps des lettres d’invitation que les Cubains devaient présenter aux autorités pour pouvoir sortir du pays.

Pour la population cubaine, un nouveau vent souffle sur l’île. « Je suis agréablement surprise car ça fait si longtemps que nous attendons l’assouplissement de ces lois absurdes sous lesquelles nous avons vécu depuis des décennies », explique la bloggeuse militante Yoani Sanchez, jointe par RFI.

Certaines restrictions restent pourtant en vigueur

La prudence est pourtant toujours de mise car le gouvernement a d’ores et déjà annoncé que certaines restrictions perdureront dans la nouvelle loi de migration. Elles concernent notamment certains secteurs d’activité dans lesquels les autorités redoutent une « fuite des cerveaux ». Ainsi, le gouvernement annonce par Granma : « Les mesures pour préserver le capital humain créé par la révolution seront maintenues, face au vol de talents que réalisent les puissants [le gouvernement nord-américain et ses alliés, ndlr] ». Référence aux 30 000 visas accordés chaque année par les Etats-Unis à des Cubains qui sont généralement jeunes et dotés d’une solide formation.

D’autres interrogations existent. Elles concernent les passeports. Car c’est de cette pièce d’identité qu’auront besoin les Cubains dans l’avenir pour pouvoir quitter leur pays. Seulement voilà, tout le monde à Cuba ne possède pas un passeport et la délivrance de ce document ou son renouvellement restent du ressort des autorités castristes.

L’opposante Yoani Sanchez reste, elle aussi, sur ses gardes : « C’est seulement le 14 janvier prochain que nous verrons quelle est la véritable portée de cette réforme et quelles sont, au contraire, les limites de cette mesure. »

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