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La Revue de Presse des Amériques

A la Une : l’ouragan Sandy menace la côte est des Etats-Unis

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L'entrée de la station de Times Square fermée au public, le 28 octobre 2012.
L'entrée de la station de Times Square fermée au public, le 28 octobre 2012. REUTERS/Brendan McDermid

Evacuations en masse, fermetures des administrations à Washington et même de Wall Street à New York… Les Américains se préparent à l’arrivée de l’ouragan qualifiée déjà de « killer storm », de tempête meurtrière par le Washington Post. Le même journal nous apprend que tout s’est arrêté dans la capitale américaine. Plus de transports publics, écoles et universités fermées, certaines jusqu’à mercredi 1er novembre 2012. Le gouvernement estime que le passage de Sandy sur la côte est pourrait laisser 10 millions de personnes sans courant. Les compagnies d’électricité ont déjà mis en garde leurs clients dans la région de Washington. La panne d’électricité pourrait durer plusieurs jours, voire des semaines entières.

Même scénario à New York. La preuve : cette photo en une du New York Times, montrant le métro new-yorkais comme on l’a rarement vu, avec des trains à l’arrêt et des quais complètement désertés. Et puis une autre photo, aussi étrange, également à retrouver sur le site du New York Times : des familles qui quittent leurs appartements du centre-ville. Ils partent avec leurs valises, leurs chiens, leurs cages à oiseaux, suivant l’ordre d’évacuation lancé par les autorités. Alors, dans quel état d’esprit se trouvent-ils ? D’après le New York Times, certains sont paniqués, d’autres calmes. Cela dépend bien sûr de leur situation. Le journal a recueilli plusieurs témoignages. Carole Mule, par exemple, 74 ans, n’a pas envie d’être évacuée et on la comprend : elle est hospitalisée. « Mais bon, dit-elle, que puis-je faire ? Je ne vais quand même pas rester ici en attendant d’être emportée par les eaux. » Plus serein, John Miller qui habite à Manhattan et qui refuse de partir : « La dernière fois, ils en ont fait toute une affaire et finalement, rien de grave n’est arrivé, voilà pourquoi je reste », explique-t-il au New York Times.

L’arrivée de Sandy bouscule la campagne électorale

A dix jours du scrutin, Barack Obama et Mitt Romney ont plus ou moins suspendu leur campagne. En tout cas publiquement, précise Politico. « Aucun des deux candidats ne souhaite donner l’image de quelqu’un qui veut instrumentaliser l’ouragan à des fins politiques. »

Mais en coulisses, les stratèges des deux camps s’inquiètent beaucoup. Selon Politico, ils se demandent à quel point Sandy pourrait interférer dans l’élection présidentielle de mardi prochain. « Et effectivement, l’ouragan change la donne », estime le site d’information. Les catastrophes naturelles donnent un avantage au président en place, à condition toutefois qu’il gère bien la situation. Tout le monde se souvient comment George W. Bush avait à l’époque « raté » la gestion de la tempête Katrina.

En revanche, « ce qui va être ennuyeux pour les deux candidats, poursuit Politico, c’est qu’ils ne pourront plus diffuser leur spots publicitaires dans les zones où il n’y aura plus d’électricité ». Les deux rivaux ont déjà investi des sommes énormes dans la diffusion des publicités dites « de dernière minute », des publicités destinées aux électeurs indécis dans les Etats-clés comme la Virginie ou la Pennsylvanie. « Mais sans courant, personne ne pourra regarder la télévision et tout cet argent dépensé risque ne pas servir à grand-chose », note Politico.

En attendant, les sondeurs d’opinion continuent de faire leur travail et, d’après leurs analyses, Obama reste en tête de la course. Selon des projections rapportées par le site Slate, le président sortant pourrait remporter le vote des grands électeurs à une courte majorité, à savoir 271. Il en faut 270 pour être élu. Et selon ces mêmes projections, Obama gagnerait aussi l’Etat-clé de l’Ohio.

Sao Paulo revient aux mains du Parti des travailleurs

Bonne nouvelle pour la présidente brésilienne Dilma Roussef. Son parti a remporté Sao Paulo, au deuxième tour des élections municipales, dimanche 28 octobre 2012. C’est un proche Lula, Fernando Haddad, fortement soutenu par l’ancien président, qui a été élu. Après huit ans dans l’opposition, la gauche revient au pouvoir de la plus grande ville du pays, écrit la Folha de Sao Paulo. L’heureux élu, un professeur d’université, sait d’ailleurs à qui il doit la victoire. « En fait, c’est Lula que les électeurs ont en quelque sorte réélu », a plaisanté Fernando Haddad qui a célébré la soirée électorale avec un défilé digne du carnaval de Rio.

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