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Russie / Etats-Unis

L'affaire Snowden risque d'envenimer davantage les relations entre Moscou et Washington

Edward Snowden (au centre) lors de sa conférence de presse le 12 juillet 2013, à l'aéroport Moscou-Cheremetievo.
Edward Snowden (au centre) lors de sa conférence de presse le 12 juillet 2013, à l'aéroport Moscou-Cheremetievo. REUTERS/Human Rights Watch/Handout

Edward Snowden attend toujours une réponse après sa demande d’asile politique à la Russie pour un accueil provisoire. Lui qui, depuis plus de trois semaines, se retrouve de fait bloqué à Moscou, dans la zone de transit de l'aéroport international, pour échapper aux recherches engagées par Washington. Moscou se disait vendredi disposé à l'accueillir s'il arrêtait de nuire aux Etats-Unis mais, ce samedi 13 juillet, le gouvernement russe a souligné n’avoir reçu pour l'instant aucune demande officielle d’asile politique. Cette affaire pourrait avoir un impact certain sur les relations entre les deux pays.

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L'asile temporaire demandé par Edward Snowden met la Russie dans une situation inconfortable. Le président russe avait annoncé, dès l'arrivée à Moscou de l'ancien consultant de la NSA, ne pas être contre de l'accueillir. Mais Vladimir Poutine a posé une condition : que le jeune homme à l'origine des révélations sur le programme d'espionnage des Etats-Unis « cesse de nuire à nos partenaires américains », a dit le président russe. Des mots qui ont une importance.

Même si Edward Snowden semble avoir accepté de se taire, en tout cas pour le moment, cette position ne peut pas satisfaire Washington. La justice américaine a délivré un mandat d'arrêt contre l'informaticien. L'administration Obama a répété vouloir récupérer l'ancien consultant par tous les moyens légaux.

Un asile, même provisoire, accordé par les autorités russes risquerait de tendre les relations entre les deux pays. Les deux présidents se sont entretenus par téléphone vendredi soir. Un peu avant, la Maison Blanche avait appelé Moscou à ne pas offrir une tribune de propagande à l'ancien consultant américain.

La procédure d'asile pourrait prendre entre deux et trois semaines, ce que refuse de confirmer le porte-parole du président russe, pour ne pas envenimer davantage les relations entre Moscou et Washington.

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