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La revue de presse des Amériques

A la Une : le chef du cartel mexicain de la drogue « Los Zetas » arrêté

Des photographies de Miguel Angel Trevino montrées lors d'une conférence de presse du gouvernement mexicain, le 15 juillet 2013.
Des photographies de Miguel Angel Trevino montrées lors d'une conférence de presse du gouvernement mexicain, le 15 juillet 2013. REUTERS/Bernardo Montoya

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Des photographies de Miguel Angel Trevino montrées lors d'une conférence de presse du gouvernement mexicain, le 15 juillet 2013.
Des photographies de Miguel Angel Trevino montrées lors d'une conférence de presse du gouvernement mexicain, le 15 juillet 2013. REUTERS/Bernardo Montoya

Cazan al Z 40 ! « Ils ont appréhendé le zeta 40 ! », s’exclame en Une le journal mexicain La Prensa. Zeta 40, c’est le surnom de Miguel Angel Treviño qui était depuis octobre 2012 à la tête de ce cartel de la drogue. A l’instar de La Prensa, d’autres journaux du pays montrent une photo de Treviño avec le visage tuméfié.

D’après El Universal, cet homme était connu pour sa brutalité et se faisait un plaisir de torturer ses victimes. Les autorités mexicaines et américaines le considéraient comme le principal responsable de la vague de violence qui s’abattait sur le nord du pays. Le chef des Zetas n’a pas hésité à faire des incursions sur le sol américain pour exécuter des membres de cartels rivaux. La justice mexicaine l’accuse d’avoir tué 265 migrants, d’être à l’origine de l’incendie du casino de Monterrey (qui a coûté la vie à 52 personnes) et d’avoir commandité l’assassinat du fils d’Humberto Moreira, ancien gouverneur de l’Etat de Coahuila, écrit El Universal.

Un succès de taille pour le président mexicain Enrique Pena Nieto

C’est le plus important coup de filet jamais réalisé contre les narcotrafiquants sous sa présidence, note le quotidien Milenio. Une opération réussie grâce à un « travail chirurgical » des agences de renseignement du pays, renchérit La Prensa. D’après un autre journal, La Razón, l’arrestation du gros poisson s’est faite sans dénonciation de tiers. Et pourtant, les autorités avaient promis beaucoup d’argent pour tout renseignement permettant sa capture, 30 millions de pesos côté mexicain et 5 millions de dollars côté américain.

Rappelons que le président Enrique Peña Nieto, au  pouvoir depuis décembre 2012, a fait de la sécurité sa première priorité. Pour le journal Milenio l’arrestation tombe à pic pour le président dont la popularité a commencé à fléchir. Confronté à de nombreux actes d’assassinat et de séquestration, Peña Nieto avait du mal à faire taire des critiques qui lui reprochaient de ne rien faire pour améliorer la sécurité dans le pays. Mais en fait, il n’est pas sûr que l’arrestation du chef des Zetas aura un impact direct sur la violence des cartels, écrit Milenio. Celui qui en bénéficiera le plus, c’est sans doute le président lui-même. « Cela  lui permettra de faire oublier temporairement les problèmes économiques du pays et de réfléchir à une vraie stratégie de lutte contre les narcotrafiquants. Et dans le meilleur des cas, le gouvernement communiquera peut-être sa stratégie », conclut Milenio.  
 
Le New York Times estime pour sa part que l’arrestation de « Zeta 40 » fera remonter Enrique Peña Nieto dans les sondages. La capture de ce gros bonnet sans un seul coup de feu ne sera pas seulement bénéfique au plan intérieur : l’arrestation de Miguel Angel Treviño aura également des effets positifs sur les relations avec les Etats-Unis. « Elle pourrait renforcer la confiance entre les deux pays », écrit le New York Times.

Vive colère après l’acquittement de George Zimmerman
 
La ville de Los Angeles a connu hier soir sa troisième nuit de protestations contre l’acquittement de George Zimmerman pour le meurtre de Trayvon Martin. Selon le Los Angeles Times, ces manifestations ont commencé pacifiquement mais se sont terminées dans la violence. Environ cent cinquante personnes ont affronté la police, notamment dans le quartier de Crenshaw, situé dans le sud-ouest de Los Angeles. Au moins treize personnes ont été arrêtées, les autorités appellent la population au calme, écrit le Los Angeles Times.

L’injustice, un mot qui revient souvent en réaction à l’acquittement de George Zimmerman. Exemple, ce commentaire d’Eugene Robinson dans le Washington Post. Selon ce journaliste, Trayvon Martin a été à deux reprises victime d’une injustice : dans la nuit où il a été tué et samedi dernier, alors que le verdict a innocenté son meurtrier. « Mais en fait, les premiers signes d’un possible acquittement se sont déjà fait sentir le 26 février 2012 avant que le corps de Trayvon Martin ait le temps de refroidir », écrit Robinson. « Au début, la police n’a pas mené une vraie enquête, ils n’ont pas arrêté George Zimmerman qui était armé alors que le jeune Noir ne l’était pas, ni procédé à un alcotest. C’est seulement après l’énorme émotion suscitée par la mort de Trayvon Martin que les autorités ont commencé à examiner de plus près celui qui l’a tué ». Et le journaliste de conclure : « Notre société considère encore de jeunes Noirs comme dangereux, non essentiels, dont on peut se débarrasser sans bruit et coupables jusqu’à ce que l’on prouve leur innocence. Ce qu’il nous faudrait absolument, écrit Eugene Robinson, c’est un grand débat sur le racisme aux Etats-Unis. Mais comme c’était le cas dans le passé, je crains que tout ne soit fait pour éviter un tel débat ».
 

 

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