Accéder au contenu principal
Argentine

Argentine: découverte d'un fonds destiné à permettre à d’ex-militaires d’échapper à la justice

Jorge Antonio Olivera (g)  et Gustavo Ramon De Marchi (d) se sont échappés de l'hôpital militaire le 26 juillet 2013.
Jorge Antonio Olivera (g) et Gustavo Ramon De Marchi (d) se sont échappés de l'hôpital militaire le 26 juillet 2013. AFP

En Argentine, après l’évasion de deux ex-officiers condamnés pour crimes contre l’humanité commis sous la dictature au pouvoir entre 1976 et 1983, le gouvernement affirme avoir découvert l’existence d’un fonds destiné à permettre à d’anciens militaires d’échapper à la justice.

Publicité

Avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

1,3 million d’euros. Tel serait le montant du trésor de guerre constitué par d’anciens militaires argentins pour que certains d’entre eux puissent échapper à la justice. Il a été découvert suite à la saisie des comptes bancaires de deux ex-officiers, condamnés pour des crimes commis sous la dictature, qui se sont évadés fin juillet.

L’un des condamnés, Jorge Olivera, également avocat, avait créé un fonds, alors qu’il était encore en liberté, où il versait les honoraires perçus en tant que défenseur de ses anciens camarades. Ayant lui-même été inculpé, et peu avant d’être arrêté fin 2012 pour être jugé, il avait transféré l’argent sur le compte d’une société fondée par d’anciens militaires.

Selon le ministre de la Défense Agustin Rossi, ce fonds était destiné à soutenir d’anciens officiers recherchés par la justice, voire à financer des évasions, y compris en achetant la complicité de membres du service pénitentiaire, comme ce serait le cas pour Olivera.

Depuis 2007, quatre cent vingt-sept personnes, des anciens militaires en majorité, ont été condamnées pour des crimes commis sous la dictature. Mais une soixantaine d’inculpés, et quelques condamnés, dont Olivera, sont recherchés par la justice.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.