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Chili

Chili : l'inscription automatique, sur les listes électorales pour le scrutin de dimanche ne s'avère pas fiable

Le président du Chili, Sebastian Pinera.
Le président du Chili, Sebastian Pinera. Pato Valenzuela/Reuters

Pour la première fois ce dimanche, les Chiliens pourront choisir d’aller voter à une élection présidentielle, parlementaire et sénatoriale sans risquer une amende. Jusqu’ici, le vote était obligatoire, sous peine d’amendes. Désormais, tous les Chiliens sont automatiquement inscrits sur les registres électoraux. Voire même trop de Chiliens !

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Avec notre correspondante à Santiago, Claire Martin

Plus de 10 % des nouveaux électeurs pourraient bien être… morts ! Fin janvier 2012, le gouvernement de droite de Sebastian Pinera lance une grande réforme électorale : plus de vote obligatoire mais un vote volontaire avec une inscription automatique sur les registres électoraux.

Ainsi, pour la première fois, plus de cinq millions de Chiliens qui ne s’étaient pas inscrits sur les listes électorales ont été invités à voter. Sauf que dans l’empressement de la réforme, quelques précautions administratives ont été omises.

Résultat : parmi ces nouveaux électeurs, 545 000 ont entre 80 et 139 ans. Qui plus est, la plupart des personnes qui ont disparu sous la dictature ont également un bureau de vote attribué, étant donné qu’il n’existe pas dans leur cas de certificat de décès.

Si le service électoral a passé 4 mois à chercher les défunts parmi les nouveaux électeurs, il n’a pu en retirer que 12 000 des registres électoraux car la loi l’empêche de faire plus. Une rectification attend toujours d’être approuvée par le Congrès.

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