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Colombie

Colombie: manifestation de soutien au maire limogé de Bogota, Gustavo Petro

« Déchet toxique non recyclable » affiche la pancarte avec le portrait d'Alejandro Ordoñez le procureur général, brandie lors de la manifestation de soutien au maire destitué de Bogota, Gustavo Petro, le 13 décembre.
« Déchet toxique non recyclable » affiche la pancarte avec le portrait d'Alejandro Ordoñez le procureur général, brandie lors de la manifestation de soutien au maire destitué de Bogota, Gustavo Petro, le 13 décembre. REUTERS/John Vizcaino

En Colombie, des milliers de personnes ont manifesté vendredi 13 décembre contre la destitution du maire de gauche de Bogota. Gustavo Petro, ancien guérillero, a été limogé pour avoir commis selon la justice des erreurs dans la gestion de la collecte des ordures. Ses partisans crient à la chasse aux sorcières.

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Devant plusieurs dizaines de milliers de personnes, le maire de Bogota a lâché le mot : « il s’agit d’un coup d’Etat contre moi ». Depuis l’annonce de sa destitution, le lundi 9 décembre, les manifestations de ses partisans n’ont pas cessé, rapporte notre correspondante à Bogota, Zoé Beri. Le procureur général chargé du dossier, proche des milieux les plus conservateurs du pays, lui reproche d’avoir provoqué l’an dernier trois jours de chaos dans la capitale pour avoir voulu retirer aux entreprises privées la concession de la collecte des ordures.

Cette destitution, jugée disproportionnée par la plupart des médias, a provoqué de très vives réactions. Elle est vue comme un coup porté à la gauche colombienne la plus critique envers l’élite du pays. Gustavo Petro est un exemple de réinsertion : ancien guérillero du M 19, mouvement rebelle disparu en 1991, il a fait une brillante carrière politique.

Un mauvais signe pour les négociations de paix

La sanction judiciaire tombe à un moment délicat, alors que la guérilla marxiste des FARC, toujours en exercice, négocie la paix avec le pouvoir. Les porte-parole du groupe armé ont assuré qu’il s’agissait d’un mauvais présage pour les guérilleros.

L’ONU et, même Washington, se sont inquiétés des effets possibles de cette décision. L’avocat du maire, Rafael Barrios, dénonce une décision politique et demande à la Commission interaméricaine des droits de l’homme d’intervenir : « Nous avons envoyé toutes les informations et les documents demandés par la Commission interaméricaine des droits de l’homme, explique-t-il au micro de Lucile Grimbert. Nous espérons que la commission nous fournira a la semaine prochaine les éléments nécessaires afin de protéger les droits politiques du maire de Bogota et des citoyens qui avaient voté pour lui. J'ai demandé expressément à la Commission interaméricaine d’ordonner à l'État colombien la suspension de la décision administrative contre Gustavo Petro ».

Le maire fera appel avant le 30 décembre. Ses partisans, qui parlent déjà de Printemps colombien, ont promis de rester mobilisés.

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