Accéder au contenu principal
Revue de presse des Amériques

A la Une: le sommet de la Celac s’est achevé à La Havane

Le président péruvien Ollanta Humala (à gauche) et son homologue chilien Sebastian Piñera lors du Sommet des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac), le 30 janvier 2013 à Cuba.
Le président péruvien Ollanta Humala (à gauche) et son homologue chilien Sebastian Piñera lors du Sommet des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac), le 30 janvier 2013 à Cuba. REUTERS/Claudia Daut

Publicité
Le président péruvien Ollanta Humala (à gauche) et son homologue chilien Sebastian Piñera lors du Sommet des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac), le 30 janvier 2013 à Cuba.
Le président péruvien Ollanta Humala (à gauche) et son homologue chilien Sebastian Piñera lors du Sommet des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac), le 30 janvier 2013 à Cuba. REUTERS/Claudia Daut

« Un sommet historique », titre le journal officiel cubain Granma, « qui s’est tenu dans le Cuba révolutionnaire de Fidel et de Raúl », « une nation punie pendant plus d’un demi-siècle pour son péché originel qui était celui d’avoir voulu aspirer à une société différente du capitalisme », souligne le journal.

Les 31 chefs d’État et de gouvernement d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac) ont adopté la déclaration de La Havane en 80 points, rapporte Cubadebate, qui publie le texte sur son site : l’Amérique latine déclarée zone de paix, la lutte contre la pauvreté et les inégalités, le soutien au processus de paix en Colombie, le rejet de l’embargo américain sur Cuba et du maintien de Cuba dans la liste des pays qui soutiennent le terrorisme.

Privations de liberté et arrestations ont eu lieu à Cuba en marge de la Celac

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a assuré qu’il avait « abordé la question des droits de l’Homme avec les dirigeants cubains, rompant le silence des dirigeants sur ce sujet », écrit le journal de Miami El Nuevo Herald. Selon des journalistes indépendants à Cuba, 250 personnes auraient été brièvement détenues avant le sommet de la Celac, rapporte le quotidien. Seize personnes étaient encore détenues et huit en résidence surveillée. Ban Ki-moon n’a pas abordé le sujet des détentions arbitraires dans son discours officiel, mais lors d’une conférence de presse.

Autre rencontre en marge du sommet, rapporte El Mercurio : les présidents chilien Sebastian Piñera et péruvien Ollanta Humala se sont serré la main et mis d’accord pour concrétiser rapidement, mais graduellement le jugement de La Haye sur leur différend maritime, signale El Peruano.

Le Costa Rica où se tiendra le prochain sommet assume pour un an la présidence de la Celac

La présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, en a profité avant de quitter Cuba pour appeler les gouvernements des pays représentés à s’engager plus activement pour la défense de la démocratie et des droits de l’homme, deux concepts qui ont à peine été mentionnés lors du sommet de la Celac, rapporte La Nación.

La présidente, dont le pays n’a rétabli ses relations diplomatiques avec La Havane qu’en 2009, et qui abrite le siège de la cour interaméricaine des droits de l’homme, n’a pas ouvertement critiqué le régime cubain, mais a rencontré deux représentants de droits de l’homme et dissidents cubains, explique le quotidien.

Le Costa Rica se prépare pour les élections législatives et présidentielle ce dimanche

Dernier jour de campagne électorale hier mercredi, titre La Nación. Les candidats devaient convaincre les électeurs de se rendre aux urnes. L’abstention avait atteint 30,9% en 2010, poursuit le journal. Le candidat de gauche José María Villalta aurait des chances de l’emporter, suivi de près par le candidat du parti au pouvoir, Johnny Araya du Parti de libération nationale.

Des élections qui se dérouleront aussi au Salvador ce dimanche

La campagne s’est également achevée hier. Les quelque 5 millions d’électeurs ont trois jours pour décider pour qui ils vont voter, explique Prensa Latina. Le parti de gauche FMLN, le Front Farabundo Marti pour la libération nationale, semble le favori selon les derniers sondages, malgré une augmentation de la criminalité qui pourrait selon La Prensa profiter à l’opposition de droite, le parti Arena.

Au Pérou, 90% des extorsions se font depuis l’intérieur des prisons

C’est ce que révèle un article d’El Comercio, selon des chiffres annoncés par la police. Des entrepreneurs terrorisés reçoivent des appels, une voix rauque leur demande de payer des sommes importantes en échange de leur tranquillité, menaçant de faire sauter leurs bureaux ou de s’en prendre à leurs familles. Les délinquants sélectionnent leurs victimes depuis la prison, ils donnent les indications à des complices à l’extérieur qui se chargent de collecter des informations précises sur les familles et leurs habitudes et font régner la terreur.

Les appels de ces rackets proviennent à 90% de l’intérieur des prisons, malgré les perquisitions des gardiens dans les cellules qui leur ont permis de récupérer 8 000 téléphones portables l’an dernier. L’État a décidé d’installer des brouilleurs de portables dans 35 centres de détention du pays dès le mois de juillet.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.