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Revue de presse des Amériques

A la Une: Leopoldo Lopez risque 10 ans de prison

Le leader de l'opposition Leopoldo Lopez peu avant son arrestation à Caracas, le 18 février 2014.
Le leader de l'opposition Leopoldo Lopez peu avant son arrestation à Caracas, le 18 février 2014. REUTERS/Jorge Silva

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C’est le calcul que fait le journal El Universal. Le journal s’appuie sur les charges retenues par le procureur général contre Leopoldo Lopez, cet opposant de 42 ans, arrêté mardi 18 février 2014 en marge d’une manifestation. La plus grave charge, incitation à la délinquance et participation à la délinquance, est passible de 10 ans de prison. Le fondateur du parti Volontad Popular a comparu mercredi le 19 février 2014 devant la justice. En fait, c’est la justice qui s’est déplacée vers le détenu, rapporte le quotidien. Grâce à une unité mobile du tribunal, l’audience a eu lieu dans la prison militaire de Ramo Verde. L’opposant y passera les prochains 45 jours, le temps que les autorités mènent l’enquête et décident si Leopoldo Lopez sera officiellement inculpé. Il est poursuivi pour sa responsabilité présumée dans les incidents violents survenus lors de la grande manifestation du 12 février dernier.

En attendant, l’accusé reste en contact avec l’extérieur via Twitter. D’après El Nacional c’est son épouse qui se charge de faire passer des messages aux partisans de son mari. Dans l’un d’entre eux, Leopoldo Lopez fait savoir qu’il ne négociera pas avec des dictatures. Et, s’adressant directement au président Nicolas Maduro, il lui demande d’arrêter de mentir.

Des milices proches du gouvernement suscitent de l’inquiétude

Dans le journal El Nacional, on apprend également que la nuit dernière, des membres de la Garde nationale ainsi que des milices proches du gouvernement sont entrées dans plusieurs immeubles pour aller chercher des manifestants. Des milices auraient blessé au moins une personne en lui jetant des pierres. « Ce qui m’inquiète beaucoup, écrit un journaliste d’El Nacional, ce sont les milices armées qui roulent en motos ! »D’après le quotidien, ces groupes paramilitaires ont débuté leurs patrouilles quelques minutes avant que le président Nicolas Maduro ne prenne la parole à la télévision.

Le sommet des pays de l’Amérique Nord

Mercredi 19 février 2014, le président américain Barack Obama, son homologue mexicain Enrique Pena Nieto et le Premier ministre canadien Stephen Harper se sont retrouvés pendant quelques heures au Mexique. 20 ans après la signature de l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena), les trois dirigeants « ont renforcé leur alliance commerciale », écrit le site d’information en espagnol Infolatam. L’objectif est d’intégrer à terme l’Alena dans l’Accord de partenariat transpacifique, regroupant en plus des trois Etats américains neuf pays asiatiques. Le problème, écrit le site Politico, c’est que le Congrès américain ne veut pas d’un autre pacte commercial. Républicains et démocrates estiment que ces accords ont toujours eu des conséquences négatives pour les Américains. « Je n’ai jamais un accord commercial qui a apporté des bénéfices pour les salariés aux Etats-Unis. Ce n’est jamais du donnant-donnant ! », affirme la députée républicaine Louise Slaughter dans les colonnes de Politico.

Le procès du « Mensalao » entre dans sa dernière ligne droite

C’est l’épilogue du plus vaste procès anticorruption jamais organisé au Brésil. A partir de ce jeudi 20 février 2014, la Cour suprême se penche sur le dernier recours déposé par les condamnés. Parmi eux figure le bras droit de l’ancien président brésilien Lula, José Dirceu. D’après la Folha de Sao Paulo, la Cour pourrait annuler la charge de « bande organisée ». Ce qui aura comme conséquence que les peines de prison déjà prononcées ne seront pas augmentées, écrit le quotidien. La Folha de Sao Paulo revient dans une analyse sur le déroulement de ce procès et estime que, quelle que soit son issue, désormais plus personne au Brésil ne pourra dire que les hommes politiques sont des intouchables.

Au Canada, la réforme de l'éducation autochtone se heurte à des résistances

C’est au Québec que cette résistance s’organise, nous apprend le quotidien La Presse. En fait, le Premier ministre Stephen Harper veut réformer le système d'éducation autochtone. Les Premières Nations (terme utilisé par les populations autochtones canadiennes pour désigner les peuples premiers en Amérique du Nord) ont obtenu la maîtrise de leurs écoles et une enveloppe de 1,9 milliard de dollars. Mais ils doivent désormais rendre des comptes. « Les chefs québécois des peuples autochtones sont hostiles à ce projet, parce qu’ils estiment que le gouvernement cherche à leur imposer des normes en matière d'éducation sans pour autant assurer l'enseignement des langues et des valeurs culturelles des Premières Nations », écrit La Presse

La mort du chanteur vénézuélien Tio Simon

Le Venezuela est en deuil : Tio Simon est décédé à l’âge de 85 ans. Le musicien était extrêmement populaire dans le pays. La preuve, le maire de son village natal a décrété trois jours de deuil. Artistes et responsables politiques ont exprimé leur tristesse. « Tu es parti pour chanter au ciel », a écrit le chef de l’opposition Henrique Capriles sur Twitter.

Une vidéo de Tio Simon :

 

 
 

 

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